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Les 10 fausses idées qui n’aident pas à apprécier le rosé

Publié le 07 juillet 2011 par Amicalementvin @Amicalement_vin

Il est vrai que je voyais le rosé juste comme un vin de piscine, à boire frais l’été et sans forcement en attendre d’illumination.
Mais des vins comme Un Brin de Folie ou Riage Tournant m’ont révélé la profondeur et la richesse que peuvent avoir des vins rosés… et quelle surprise !
Du coup, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi l’opinion publique s’abat de tout son fiel sur nos chers vins rosés.

Vin rosé

Source : Portail des vins

Alors, en espérant que ce post fera gagner du temps aux incrédules, ou juste pour me repentir de toute ces années perdues à marcher à coté de mes rosés, voici les 10 idées reçues qui cassent les genoux de nos rosés avant même qu’on les ait débouchés :

1. Le vin rosé est un mélange de vins blanc et de vins rouges

Commençons par celle-là : bien sûr que non. Cette pratique est d’ailleurs interdite en France (sauf pour le Champagne rosé).

2. Le vin rosé est fait avec du raisin rosé

Non plus. Le vin rosé est élaboré à partir de raisin blanc ou de raisin noir à jus blanc selon deux méthodes principales :

- le rosé de presse : on presse les raisins comme pour faire un blanc et c’est alors la pression exercée et l’écoulement du jus sur les peaux qui colorent le moût.

- le rosé de saignée : on encuve comme pour un rouge mais la macération sera beaucoup plus courte (maximum 24heures) ce qui laisse juste le temps à la peau du raisin de colorer son jus.

3. Le vin rosé n’est pas un vin, ou c’est un petit vin

Là est la grossière erreur !
C’est donc l’enchaînement des méthodes de vinification qui donne la couleur du vin. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il faudra toute l’expérience et le savoir-faire du vigneron pour mener à bien cette tâche : entre le cépage, le terroir, la travail de la terre, la maturité, la météo, la température de fermentation, la méthode de vinification, le matériel… C’est d’ailleurs tout ça qui lui confère la largeur de sa gamme aromatique.

4. Le rosé coûte moins cher

Alors là, ça doit être une conséquence directe de l’idée reçue précédente.
En tout cas, pour faire un bon rosé, le travail du vigneron reste le même que pour un vin blanc ou un vin rouge. Je ne vois pas ce qui pourrait laisser penser qu’il peut coûter moins cher, à part peut-être que les vignerons s’adaptent au marché de la demande, en les vendant bien souvent moins cher.

5. Le vin rosé est à la mode, c’est pour ça qu’on en parle

Il est vrai que le rosé devient à la mode, sa consommation et sa production ne cessent d’augmenter. Cela étant, si la mode peut orienter les néophytes vers un produit réellement bon, vive la mode ! Sans oublier qu’avec les effets de mode, mieux vaut rester vigilant sur la qualité de ce qu’on met dans son verre.

6. Le vin rosé est un vin superficiel

Le rosé est le premier vin de l’histoire, tout a commencé par du rosé !  Dans l’antiquité, on laissait peu macérer les vins, ils vieillissaient d’ailleurs mal. Pour leur donner meilleur goût, on y ajoutait des épices et des herbes.
Il est loin d’être un concept marketing inventé de toute pièce.

7. Le vin rosé se sert glacé

Oh que non ! Il est effectivement préférable de le servir frais, entre 10 et 12°C, comme le vin blanc. Sauf si vous servez un mauvais vin dont vous voulez masquer les arômes, mais ça, ça marche quelque soit sa couleur.

8. Le rosé ne se conserve pas

Bon là, c’est pas complètement faux. Le vin rosé est généralement apprécié pour son coté fruité rafraichissant et est élaboré dans ce sens. Comme il ne possède pas de tanin, il va perdre cet arôme particulier en vieillissant. Il est conseillé de ne pas laisser vieillir un vin rosé plus de 2 ans.

9. Le rosé donne mal à la tête

Si le rosé, comme le vin blanc, a la réputation de repartir en laissant un bon mal de crâne, c’est que, comme il ne contient pas de tanins (qui sont des anti-oxydants), certains vignerons mettent plus de soufre pour le stabiliser et améliorer sa conservation (pour poursuivre sur ce sujet : pourquoi je ne boirai plus jamais d’alcool ? et pourquoi mettent-ils du souffre dans mon vin ?). Alors encore un fois, je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher des artisans vignerons dont vous buvez le vin.

Vous me direz que je vous ai trompés sur la marchandise parce qu’il n’y a que 9 points dans ce post au lieu des 10 annoncés, et bien le dixième serait : « Les vrais amateurs de vin ne boivent pas de rosés ». Alors trouvez un bon vin rosé, dégustez-le sans a priori, et nous en reparlerons…


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