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TAPIE, série télé par NETFLIX

Par Mpbernet

Voici donc la mini-série dont on parle beaucoup en ce moment - en bien et en mal - qui retrace les grands événements de la vie d’un petit gars d’Aubervilliers, fils d’un plombier-chauffagiste et doté d’un culot monstre et d’un ego démesuré : Bernard Tapie.

J’avoue avoir eu un petit faible pour cet homme hors normes, son énergie apparemment inépuisable, son courage face à la maladie qui finit par le terrasser.

L’avertissement de chaque épisode est clair : si les événements principaux sont réels, les noms des protagonistes ayant été naturellement modifiés, les relations familiales sont fictives. On nous sert en effet une très romantique histoire d’amour. Le résultat est tout de même bluffant, en particulier en raison du talent du principal interprète : Laurent Lafitte.

Tapie Montgolfier

L’acteur a l’âge de Tapie au moment de son premier gros échec, sa mise en détention, qui ouvre le premier épisode. Le film nous raconte donc comment il en est arrivé là, de ses débuts comme excellent vendeur d’electro-ménager puis concepteur de formules innovantes mais difficilement finançables, les pirouettes juridiques et les acrobaties financières qui lui procurent ses premiers succès.

Le spectateur finit par en ressentir un certain malaise devant la technique du bonimenteur qui finit par convaincre des responsables bien plus titrés que lui … jusqu’au maniement constant de l’entourloupe.

A côté de Laurent Lafitte, qui a réussi à reproduire en « vrai » le sourire de la marionnette Nanar, une belle brochette de comédiens : Fabrice Luchini, Patrick d’Assumçao (le père), mais surtout la sublime Joséphine Japy qui incarne Dominique, sa seconde épouse.

J’ai apprécié la composition de Samuel Labarthe, en François Mitterrand très convaincant, et surtout une des dernières scènes du septième épisode, entre Tapie et le procureur Eric de Montgolfier (David Talbot).

Des acteurs archi-connus et d’autres que l’on découvre. La déconstruction d’un mythe, le destin exceptionnel d’un homme vraisemblablement sincère, plein d’idées, mais totalement en dehors des clous culturels, politiques et financiers.

La période décrite va des années 60 aux années 90, jusqu’à l’affaire OM/VA. Une question demeure : y aura-t-il une deuxième saison ?

Tapie, mini-série française de 7 épisodes de 50 minutes, par Tristan Séguéla et Olivier Demangel, produite par Netflix.


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