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La Muse Élisabéthaine de Paul McCartney : Découverte Insolite Derrière “Abbey Road”

Publié le 03 octobre 2023 par John Lenmac @yellowsubnet

L’art de composer ne connaît pas de frontières, et Paul McCartney, l’emblématique Beatles, en est un témoignage vivant. Ses inspirations traversent les époques, et plus de six décennies après le commencement de son odyssée musicale, McCartney continue d’emprunter des chemins inexplorés. L’un de ces sentiers l’a conduit à un poème du XVIIème siècle, une source improbable qui a engendré la magie de “Abbey Road”.

Paul McCartney : Un Artisan de la Musique

Dans le panthéon des Beatles, McCartney se distingue par son approche terre-à-terre de la composition. Pour lui, écrire une chanson n’est pas un éclair de génie, mais un métier, un processus organique de façonnement d’une œuvre musicale. Cette philosophie a pris racine dès les premiers jours de collaboration avec John Lennon.
Dans un entretien avec NPR, McCartney dévoile son processus créatif : “Si je devais m’asseoir et écrire une chanson, maintenant, j’adopterais ma méthode éprouvée. Je m’assiérais, une guitare ou un piano à portée de main, et je naviguerais à travers les mélodies, les accords, les phrases musicales, cherchant quelques mots, une pensée embryonnaire pour démarrer le processus.”

Il poursuit en expliquant que cette méthode est comme résoudre une énigme ou rédiger un essai. Il s’agit de gratter les cordes, de laisser les notes s’écouler, et si la chance sourit, quelques mots viennent se greffer à la mélodie, ébauchant le chemin créatif à suivre.

L’Écho Élisabéthain dans l’Apogée d'”Abbey Road”

Dans “And In The End : The Last Days of The Beatles”, Ken McNab dévoile les coulisses de l’enregistrement d’ “Abbey Road”. Il met en lumière l’origine du lyrisme de “Golden Slumbers”, une chanson qui sert de prélude à “Carry That Weight”. C’est en fin d’année 1968, que McCartney, inspiré par un poème élisabéthain de Thomas Dekker, a tissé les paroles de ce morceau.
La trame de l’histoire nous emmène à Liverpool, dans la maison paternelle de McCartney, où un vieux livre de piano a révélé le poème “Golden Slumbers”. Bien que ne sachant pas lire la musique, et sans souvenir de la mélodie originale, McCartney a improvisé son propre air.

La Berceuse Ancienne Qui a Ressuscité en un Classique des Beatles

Le site Web The Paul McCartney Project nous éclaire sur le nom du poème qui a engendré ce classique des Beatles : “Cradle Song”. Cette berceuse, œuvre du dramaturge Thomas Dekker, contemporain de William Shakespeare, a vu le jour dans la pièce “The Pleasant Comedie Of Patient Grissil” en 1603.
McCartney a repris la première strophe du poème, avec des modifications minimes, et y a ajouté une ligne, créant ainsi une symbiose entre le passé et le présent. Dans “Many Years From Now” de Barry Miles, McCartney réfléchit sur son interprétation, exprimant sa satisfaction quant à la vigueur vocale qu’il a pu apporter à ce thème délicat.

L’histoire de “Golden Slumbers” et de “Abbey Road” est une révérence à la tradition, une fusion entre l’ancien et le moderne, soulignant l’immortalité de la musique et la quête incessante d’inspiration, même dans les recoins les plus reculés de l’histoire.

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