Robert Guédiguian, cinéaste combattant, est de retour avec « Et la fête continue ! », un 23ème opus marqué par son titre faussement naïf qui voit après un audacieux virage dans l'histoire africaine boudé hélas par le grand public, sa troupe familière d’amis et comédiens chevronnés (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Robinson Stévenin…) pour un film
ON aime d'habitude beaucoup le cinéma
Une infirmière tout près de la retraite et prête à se présenter aux prochaines municipales tombe amoureuse d'un sexagénaire philosophe et tous les deux se demandent ce qu'ils ont transmis vraiment à la jeune relève, force vive du futur....Dans Et la fête continue, les vieux communistes d'antan sont devenus de doux rêveurs, qui regardent avec tendresse de jeunes marxistes exaltés occuper une église et chanter à gorge déployée du Aznavour, diaspora arménienne oblige....
C'était évidemment une bonne idée que de rendre hommage au début du film aux victimes de l'effondrement des deux immeubles de la rue d'Aubagne dans le premier arrondissement de Marseille et c'est toujours une belle utopie qui s'inscrit pleinement dans l'idéologie humaniste cher à Guédiguian.



