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[Critique série] WINNING TIME : THE RISE OF THE LAKERS DYNASTY – Saison 2

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique série] WINNING TIME RISE LAKERS DYNASTY Saison

Titre original : Winning Time : The Rise of The Lakers Dynasty

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[Critique série] WINNING TIME RISE LAKERS DYNASTY Saison
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Origine : États-Unis

Créateurs : Max Borenstein, Jim Hecht

Réalisateurs : Salli Richardson-Whitfield, Tanya Hamilton, Todd Banhzi, Trey Edward Shults.

Distribution : John C. Reilly, Quincy Isaiah, Jason Clarke, Gaby Hoffmann, Adrien Brody...

Genre : Drame/Adaptation

Diffusion en France : Pass Warner

Nombre d'épisodes : 7

Le Pitch :

Automne 1980. Fraîchement auréolés d'un nouveau titre NBA, le premier de l'ère Magic, les Los Angeles Lakers et leur farfelu propriétaire Jerry Buss se lancent dans une nouvelle campagne où leurs têtes sont mises à prix. Très rapidement, les galères s'enchaînent...

La Critique de la saison 2 de Winning Time : The rise of the Lakers Dynasty

Après une première saison dithyrambique, Winning Time : The Rise of The Lakers Dynasty était bien évidement attendue au tournant. HBO production oblige, à l'image de Succession, il aura fallu une fois encore recourir au Pass Warner, énième plate-forme de streaming pour voir la suite des aventures de Magic Johnson, mais soyons clair, ça valait le coup. Ligne éditoriale inchangée, adaptation du bouquin de Jeff Pearlman subtilement respectée, nous voilà donc de retour dans la Cité des Anges après un été 80 ultra festif du côté du Forum.

Lendemain de fête

Conserver son titre... Probablement l'exercice le plus compliqué de l'histoire du sport en général. Dans les années de gloire de la NBA, à savoir entre 1980 et 2010, avant l'arrivée de Lebron James et du spectacle qui va avec, rares sont les franchises qui ont réalisé cet exploit. Les Lakers 81 n'ont pas échappé à la règle et le changement d'ambiance dans le vestiaire est ici parfaitement conté.

Même s'il n'est plus que producteur, Adam McKay est toujours présent, d'une certaine façon, via une " patte " qui lui ressemble. L'image est d'époque, les tenues vestimentaires et coupes de cheveux également. Porté en triomphe lors du premier acte, le retour sur terre du roi Magic est brutal, l'interprétation de Quincy Isaiah toujours parfaite, le doute ayant pris le pas sur son sourire ravageur.

[Critique série] WINNING TIME RISE LAKERS DYNASTY Saison

Adrien Brody MVP

C'est finalement grâce à la mise en pâture de leur assistant coach que les Lakers vont obtenir leur rédemption. Pat Riley, qu'on avait vu s'imposer au fur et à mesure dans la gestion des égaux lors du premier titre est déclaré stratège malgré lui en 1982. Campé par un Adrien Brody stratosphérique, sans doute son meilleur rôle à l'écran, le vacataire initial révolutionnera le jeu des Angelinos une décennie durant. Pour preuve, son palmarès, avec 7 participations aux NBA Finals en 9 saisons. Sur le banc ou dans le vestiaire, sa domination est sans partage, faisant taire et rentrer dans le droit chemin les ingérables Magic, Jabbar et compagnie.

La guerre aura bien lieu

Parce que sur le terrain, bien malin celui qui pouvait à l'époque annoncer qui sortirait avec la bague de champion 84 à son doigt. En filmant en parallèle le parcours des deux équipes, la série devient rapidement addictive dans sa seconde partie. Grâce un subterfuge technique fort appréciable, le match-up des phases qualificatives est divin. Même à des kilomètres de distance, Bird et Magic se retrouvent sur les mêmes parquets, alors qu'en coulisses, la bataille médiatique entre propriétaires est toute aussi tranchante. Si John C.Reilly remportait la première manche, le deuxième round est pour Michael Chilklis, cigare au bec, et impérial dans chacune de ses apparitions. Sa relation avec Larry Bird, magnifique Sean Patrick Small, met en image le travail de l'ombre qu'est celui des propriétaires, avec ici une formidable mise en exergue de l'esprit Celtics : besogneux et bien loin des paillettes hollywoodiennes.

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Quand Larry rencontre Magic

La tension va ainsi monter crescendo jusqu'à la finale tant attendue : Los Angeles Lakers vs Boston Celtics. Episode 7, début des hostilités. 60 minutes plus tard, début des regrets, saison 2 terminée. Seul hic de ce deuxième volet, son format écourté qui n'offre aux 7 matchs mythiques de cette finale de 1984 un seul et unique épisode. " Nous n'avions pas prévu que la série finisse ainsi " déclarait quelques jours plus tard Max Borenstein, créateur parmi tant d'autres victime de l'audimat. Quel dommage, car sans spoiler, la salve finale de The Winning Time et la bataille Bird/Magic, elle vaut son pesant de popcorn, nous laissant d'autant plus au final un peu couillon sur notre canapé à la lecture du générique de fin.

En Bref...Un poil en dessous de la cuvée inaugurale, la faute à un format raccourci, et du coup beaucoup trop condensé sur son épisode clé, The Winning Time réalise tout de même un sérieux back to back. Sur fond de guerre Lakers vs Celtics à son apogée, ce retour dans la NBA des années 80 est définitivement plus que validé. Mais profitez, car la commande de la saison 3 a, faute d'audience, été annulée.@ Mathieu Laforgue
[Critique série] WINNING TIME RISE LAKERS DYNASTY Saison

Par Gilles Rolland le 22 décembre 2023

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