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R.I.P. Norman Jewison

Par Mespetitesvues
R.I.P. Norman Jewison

Lorsque l'on pense à la carrière de Norman Jewison, cinéaste canadien né à Toronto décédé samedi 20 janvier à l'âge de 97 ans, plusieurs moments importants de notre cinéphilie resurgissent. À commencer bien sûr par ses oeuvres les plus reconnues: la comédie familiale The Thrill of It All (1963), le drame The Cincinnati Kid (1965), le suspense policier The Thomas Crown Affair (1968), la comédie musicale Fiddler on the Roof (1966), ou la satire politique The Russians Are Coming, the Russians Are Coming (1966). Sans oublien évidemment le puissant drame social In the Heat of the Night (1967, récipiendaire de cinq Oscars) avec Sidney Poitier et Rod Steiger.

Beaucoup de genres, beaucoup de plaisir, auxquels il faut ajouter deux oeuvres à mon avis indispensables pour comprendre l'âme d'une époque révolue: Jesus Christ Superstar, électrochoc musical datant de 1973 et Rollerball (1975), au panthéon des récits de SF et puissante vision du monde, que l'on qualifierait aujourd'hui de post-apocalyptique.

Des choix audacieux, donc, qui s'assagiront certes un peu par la suite (And Justice for All, Best Friends, Agnes of God, Moonstruck, A Soldier's Story), mais qui ajouteront de l'ampleur à la filmo de ce cinéaste talentueux, qui avait fait ses débuts à la télé et qui a, toute sa vie durant, défendu ardemment les droits civiques des citoyens afro-américains.

À l'image de son dernier film, le suspense psychologique The Statement avec Michael Caine (2003), Jewison était un cinéaste inventif, bourré de ressources. La majorité de ses réalisations sont entrées par la grande porte dans l'histoire du cinéma. Ce n'est pas rien.


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