Chaque mois, dans ses 10 premiers jours, tout comme je le fais pour la littérature (dans ses 10 derniers) et tout comme je le fais pour la musique (vers le milieu), je vous parles de l'une de mes trois immenses passions: le cinéma !Je l'ai surconsommé, le fais toujours, l'ai étudié, en fût diplômé à l'université et dans une école privée, y ai travaillé, en fût primé, m'en suis retiré, mais le cinéma ne sortira jamais de moi.
Je vous parles d'une film dont j'ai aimé l'histoire, les personnages, les interprètes, la réalisation, la photo, le décor, le ton, la musique, bref je vous parles d'un film dont j'ai aimé pas mal tous les choix. Souvent un film que j'ai dans mes propres films personnels, dans ma vidéothèque.
MIDNIGHT IN THE GARDEN OF GOOD & EVIL de Clint Eastwood
Pour qu'un film capte mon attention pleinement et se réfugie à jamais dans ma mémoire, il faut en général une sainte trinité de plaisirs sentis.
Dans ce cas précis la trinité en question se trouve dans la cinématographie du somptueux décor de la Georgie de la part de Jack N.Green, dans l'histoire tirée du livre de John Berendt aux personnages riches et colorés, inspirée de faits réels survenus dans les années 80, et dans la distribution/interprétation des rôles. Le livre n'est pas classé dans la fiction. Le film, adapté de John Lee Hancock, un peu plus. Ce qui vous donnera envie de plonger dans la vraie histoire par la suite.

La finesse ou la subtilité n'est pas ce qui marque la carrière de Clint Eastwood. On peut sentir quelques fois qu'il tire du fusil de la hanche dans ses choix. Mais celui de donner le rôle du tordu Jim Williams à Kevin Spacey s'est révélé avec le temps fortuit et formidable. Avec ce que l'on sait de nos jours sur le prédateur qu'il a été, ce rôle lui va à merveille.



Le livre serait apparemment beaucoup mieux que le film mais on parle cinéma, on ne parle pas littérature aujourd'hui. Et pour les yeux, ça vaut le coup d'oeil.

James Gandolfini, pré-Sopranos, en 1997, joue le rôle d'un chef cuisinier dans la scène tournée au Clary's Café. Il n'en sera pas créditié au générique final.La fille de Clint et de Margaret Neville Johnson, Alison, qui a exactement mon âge* et qui avait alors 25 ans, y tient un rôle important.

Le film fera 5 millions de moins que ce qu'il aura coûté. Mais la qualité ne se mesure pas en chiffres.
Mais en effets sentis.
C'est beau la nuit en général, et ici, en Georgie. Mais ça peut cacher bien des choses passé minuit...
*Mais je suis plus vieux qu'elle, dès la 13ème minute passée minuit ce soir.
