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The Inner Light : Dix des meilleures reprises de George Harrison

Publié le 27 février 2024 par John Lenmac @yellowsubnet

Un catalogue qui a attiré des milliers d’interprétations inspire ce regard sur dix des meilleures reprises de l’œuvre intemporelle de George.

L’héritage de George Harrison n’est jamais loin de nos esprits, à la fois pour son brillant talent de musicien et son humanitarisme visionnaire. Mais, tout comme il a dû lutter pour être reconnu en tant que compositeur exceptionnel au sein des Beatles, il n’est pas toujours suffisamment reconnu que son catalogue de chansons a attiré des milliers d’interprétations. C’est l’inspiration pour ce regard sur dix des meilleures reprises de George Harrison.

Le 25 février 1969, pour son 26ème anniversaire, George se rend aux studios Abbey Road pour enregistrer en solo trois de ses dernières compositions. L’une d’elles était “Something”, la magnifique ballade qui est sortie sur Abbey Road en septembre, en tant que single double face A avec “Come Together” en octobre. Elle a attiré plus de reprises que toute autre chanson des Beatles à part “Yesterday”.

Parmi ces reprises, bien sûr, la version de “Something” enregistrée en 1970 par Frank Sinatra, qui l’a fameusement qualifiée de “plus grande chanson d’amour des 50 dernières années”. Il l’aimait tellement, en fait, qu’il l’a enregistrée à nouveau, en 1979, mais c’est la première enregistrement qui figure ici.

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Trois sélections vidéo proviennent de la bande sonore remasterisée du Concert For George de 2002, chargé d’émotion et étoilé, lors duquel ses amis et admirateurs se sont réunis sur scène en sa mémoire. Voici le duo historique d’Eric Clapton et Paul McCartney reprenant la superbe “While My Guitar Gently Weeps” de George de l’album des Beatles, alias The White Album, de 1968. Ringo Starr figure également, aux côtés de Jeff Lynne, Dhani Harrison, Albert Lee, Ray Cooper, et bien d’autres.

La version soul de “My Sweet Lord” par Billy Preston n’est pas, à proprement parler, une reprise dans le sens habituel, car George a donné la chanson à son collègue artiste de Apple, Billy Preston, pour qu’il l’enregistre en premier, pour son album Encouraging Words, que Harrison a co-produit. L’un des musiciens préférés des Beatles et l’homme qui a été crédité avec eux sur “Get Back”, Preston a sorti l’LP en septembre 1970, deux mois avant qu’elle n’apparaisse sur le triple LP épique de George All Things Must Pass et ensuite en tant que single en tête des charts.

“It’s All Too Much” était une composition de Harrison quelque peu moins célébrée, considérée par certains comme une chanson prototype de rock psychédélique. Les Beatles l’ont enregistrée en mai 1967, mais elle n’a pas été publiée avant que la bande sonore de leur film Yellow Submarine ne paraisse en 1969. On sait peu que la première reprise en a été faite par les futurs piliers du rock américain Journey, sur leur deuxième album Look Into The Future au début de 1976. Voici une interprétation quelques mois plus tard par le figure de proue du rock progressif britannique Steve Hillage, sur son album L.

De retour au Concert For George au Royal Albert Hall de Londres, voici une interprétation de “I Need You”, son charmant original de 1965 pour l’album Help!. Elle a d’autant plus de poignance maintenant que nous avons perdu à la fois George et Tom Petty, l’interprétant ici avec les Heartbreakers.

D’une fabrication plus récente est l’interprétation en concert du toujours admirable Tedeschi Trucks Band de “Within You Without You”, originellement de l’album intemporel Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. La mise à jour réfléchie et convenablement mystique provient de l’album Live From The Fox Oakland du TTB en 2017.

Notre dernière visite au Concert For George est pour une version superbe de “Isn’t It A Pity”, la pièce de songcraft profondément caractéristique de George de All Things Must Pass. Eric Clapton prend les devants avant une performance de force par Billy Preston qui, lui-même, nous a malheureusement quittés en 2006.

L’un des premiers groupes pop à reconnaître la puissance de l’écriture de chansons de Harrison étaient les fixtures des charts britanniques, les Hollies. Rapides sur la détente, leur reprise de “If I Needed Someone”

a été publiée en tant que single au Royaume-Uni, et leur suivi de “Look Through Any Window”, le même jour de décembre 1965 que l’original, sur l’album Rubber Soul des Beatles (bien que l’édition américaine de cet LP ait omis la chanson de George, qui n’y est apparue que lors de la sortie de Yesterday and Today de 1966).

Enfin, une version de l’inoubliable “All Things Must Pass” de George constitue un hommage de clôture hautement approprié pour ce respectueux feuilletage du songbook de Harrison. D’autant plus qu’elle met en vedette son fils Dhani, aux côtés d’Ann Wilson de Heart, du mannequin et auteur-compositeur-interprète Karen Elson et de Norah Jones, se produisant ensemble lors du George Fest de 2014 : A Night to Celebrate the Music of George Harrison au Fonda Theatre de Los Angeles. “Le coucher du soleil ne dure pas toute la soirée”, comme l’écrivait George. “Un esprit peut chasser ces nuages.”

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