Je vous ai parlé de la semaine lourde au travail qu'était celle de la semaine dernière. Ça devrait être pire en juillet. Je n'ai pris conscience que j'étais jusqu'au 2, en vacances, que ce matin. Dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai rêvé que je travaillais et que je bataillais au coeur de la tempête sur des eaux agitées. Pas une belle nuit.Nous sommes matelots au bureau. Force est de l'admettre. Nous sommes les opérations, Toujours en guerre avec les ventes. Et comme le volume double et triple en ce moment, le niveau de réaction des villes fait de même, si bien que je passe mon temps à défendre l'entreprise par écrit (plus souvent, à raison) et quelques fois, trop, c'est de l'indéfendable. Des tâches non complétées par bêtise de nos techniciens, ce qui me fait sortir mes violons de diplomates. De polisseur de vérité. Je détestes.
Sans entrer dans les détails, notre département, alors que les eaux étaient très agitées et promettent de leur rester, en matelots. Et il a fallu en quelque sorte l'accepter. En rugissant, mais il a fallu le faire. De plus, dans cette semaine de merde, le patron m'a présenté à un "nouveau-dont-on-ne-retient-plus-les-noms-car-ils-ne-restent-pas", on m'a présenté, dis-je bien, comme ayant l'exact même rôle que mon collègue voisin, ce qui est toujours une aberration. Un scandale. Une honte.
Faire l'humoriste sur scène est un métier en soi. Jouer dans une comédie de situation devant public qui rira à des moments parfois calculés en est un autre entièrement différent. C'est une bonne analogie afin de parler mon travail et de celui de mon collègue. Y a des airs de famille, mais on ne fait calissement pas la même chose. Ça m'a donné envie de frapper des bébés phoques à coups de machette. Eux aussi sacrifiés pour du futile. C'est dire. L'administration se console en disant que nous faisons la même christ d'affaire pour ne pas avoir à réfléchir qu'on pourrait être payés différemment. Et heureux des eaux agitées qui leur fait faire beaucoup d'argent en ce moment. Et là aussi, sans entrer dans les détails, on est des sacrés aubaines, mon collègue qui-fait-la-même-chose-que-moi et moi.J'essaie de ne pas penser à ça les week-ends. Mais si quelques fois, au travail, j'avais le réflexe de vouloir entrer le mot de passe de mon ordinateur portable personnel à la maison parfois, maintenant, depuis deux semaines, c'est à la maison que j'ai le réflexe d'entrer le mot de passe de l'ordinateur de mon travail. Torture mentale pour le matelot.

Mais je reste fiers de ce que nous sommes. De nos femmes, entre autres. Je dis souvent que l'intelligence se lit dans les regards. Au sens propre comme figuré. C'est là que je trouve la beauté féminine. D'abord par les yeux. Nos femmes sont les plus belles au monde. Et si progressistes, ça fait sursauter d'entendre certaines choses ailleurs, dans le monde. Même tout juste à côté chez notre demi-frère Canadien.

On est ridicules ensemble comme ça, mais on est encore beaux ensemble.
Ce qui n'est pas toujours évident de la cale à la proue.
Bonne Fête, Québécois qui fêtera Jean-Pierre Ferland qui était né le 24 juin et qui nous as récemment quitté.
Nous sommes nombreux matelots dans la belle Province.
Mais tout autant sommes nous petits rois.
2 de mes Québécois préférés en photo à la fin. Léanne & Pierre.
