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27 Février 1902 : John Steinbeck

Par Woland

27 février 1902, Salinas, Californie : naissance de John Steinbeck, nouvelliste et romancier, Prix Nobel de Littérature 1962.

Son père était trésorier, sa mère enseignante et il grandit entouré de ses trois soeurs.

Il débuta comme chroniqueur dans un journal new-yorkais mais revint très vite dans sa ville natale, qu'il mettra d'ailleurs très souvent en valeur dans son oeuvre.

Son premier succès s'intitule "Tortilla Flat" et conte l'histoire, souvent comique, de personnages bien typés qui réapparaîtront plus tard dans "Rue de la Sardine" et "Tendre Jeudi."

Très sensible aux conditions économiques des années trente qui voient s'effondrer le "rêve américain," Steinbeck s'attache au sort des exclus, des marginalisés de la vie. Il écrit un premier et bref chef-d'oeuvre : "Des Souris & des Hommes", où il conte l'amitié entre un handicapé mental, Lenny, et l'un de ses camarades de travail, George, qui l'a pris sous sa protection.

Puis, il va se consacrer au récit d'une grève chez des ramasseurs de pommes-de-terre honteusement exploités par les propriétaires. Ce sera "En un combat douteux", qui sort en 1936, et où l'écrivain ne prend que le parti des pauvres gens et laissent ses deux héros syndicalistes se débrouiller comme ils le peuvent.

En 1939, il transforme l'essai et produit ce qu'il ne cessera de considérer comme sa meilleure oeuvre, "Les Raisins de la Colère", où la famille Joad se voit chassée de ses terres par la misère noire et prend la route d'une terre promise la Californie. Bien évidemment, arrivés à bon port, les malheureux se rendront vite compte que rien n'a changé.

Le roman qui fera ensuite parler le plus de lui s'appelle "A l'est d'Eden." Il sort en 1952 et décrit, avec une rare puissance, les relations conflictuelles d'un père et de son fils.

Véritable fresque retraçant la vie en Floride de deux générations, "A l'Est d'Eden" sera porté à l'écran par Elia Kazan. Le succès sera aussi considérable que celui de l'adaptation qu'avait faite John Ford des "Raisins de la Colère."

Steinbeck aura une première attaque en 1959 mais décèdera en 1968, à New-York.

Depuis longtemps déjà, cet écrivain exigeant estimait qu'il avait "quitté la bonne voie" et rêvait de revenir à l'embranchement auquel il s'était trompé.

Son style, parfois lourd, ne parvient pourtant pas à faire oublier la générosité du propos non plus que la présence incroyable des personnages, héros ou utilités. Son oeuvre constitue une fresque en tous points remarquable d'une certaine Amérique, qu'on se doit de lire. ;o)

      

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