Ce n'est plus un secret pour les habitués du blogue.
Je n'ai jamais aimé ce qu'on appelait "le grunge". Ou du moins une large part de la musique qui a été dite "populaire" au début des années 90 et dans les quelques années qui ont suivi.
En 1991, je commençais ma première année universitaire. La musique pour moi, c'était U2, REM, Portishead, Björk, Sonic Youth, My Bloody Valentine, Depeche Mode, The Cure et bientôt, le jazz. Je quittais le foyer familial pour de bon. Sans trop le réaliser, je devenais un Homme. Inconsciemment, la musique qui devenait populaire ne me parlait tout simplement plus. Au point que je suis passé de la radio commerciale, écoutée dans ma voiture, à la radio parlée. Et à Radio-Canada, sans publicités. Je conduisais une Nissan Micra qui avait un radio-cassette et je m'étais fait des cassettes de chansons qui me plaisaient. Peu de l'époque que je vivais.

Une photo cite avantageusement 6 albums lancés sur un prétendu 41 jours de distance, en 1991. 6 albums qui expliquent fort probablement comment chacun de ses contenus créatifs m'a peu à peu poussé vers la sortie de l'intérêt musical d'alors. Il ne manqu'Oasis. La photo et le commentaire se veulent admiratifs sur une époque dite formidable pour certains. Ce que je respecte pour eux. Mais qui ne me correspond aucunement. J'avais un 20 ans musical différent.
En plus ce n'était pas vrai. C'était pas 41 jours, mais 57.
12 août 1991: The Black Album, Metallica.

27 août 1991: Ten, Pearl Jam.


J'avais beaucoup aimé, mais davantage très entendu leur premier album, dans les chambres de hockey en 1987-1988. Mais m'étais lassé assez vite. Cet album double (en 33 tours, 2 albums doubles). Pour moi, ce band se résume à moins de 5 chansons qui savent capter mon attention. C'est très peu pour un band qui entre 1987 et 1991 en avait offert 51. Tout ce qu'ils ont fait, passé 1991, je n'en ai rien retenu.
24 Septembre 1991: Blood, Sugar, Sex, Magik, Red Hot Chili Peppers.

24 septembre 1991: Nevermind, Nirvana.


Cette fois, c'est vrai, je ne connais rien de ce band. J'étais ailleurs quand cet album a été lancé et j'ai dû aller voir sur Spotify pour savoir c'était quoi. Cet album ne s'y trouve pas sur l'application Spotify. Et on devrait trouver que ça a marqué son époque ? Je réalises que je connaissais Black Hole Sun, mais que justement, c'était le type de voix qui ne me plaisait pas du tout, et que le grunge c'était bien ça pour moi. Un faible upgrade de ce qu'était le punk de 1976 à 1981. Mais avec une rage moins explicable que celle générée par la situation économique de l'Angleterre de Thatcher à la fin des années 70. Bien que Ronald Reagan eût été du même acabit politique.

57 jours qui oui, m'ont sorti des tendances d'alors.
Heureusement plus variées depuis.
J'écoutes un ballado qui couvre les 1001 albums "qu'il faudrait avoir entendu avant de mourir" d'après un journaliste Anglais entre 1955 et nos jours. Un épisode aux 3 jours. Nous sommes rendus en 1990. Et c'est encore vrai. Un album sur 6 m'intéresse pour vrai.
Vraiment pas les autres.
