Chères Femmes, je m'excuse.Chers Humains à la peau noire, je m'excuse.
Chers Autochtones, Asiaméricains, je m'excuse.
Chers immigrants arrivant ici cherchant une meilleure vie, je m'excuse.
Ceux et celles qui ne sont ni classe moyenne, ni classe aisée, ni garçon blanc, je m'excuse.


Honnêtement, j'ai peur de savoir ce que ce serait de ne pas être au sommet de l'échelle. Si les rôles étaient inversés et que je n'avais pas cette couverte de privilèges de garçon blanc pour me protéger de tout. Si je vivais ma vie par ce qui me manque au lieu de ce qui me tente, si je vivais une vie où quand j'échoue les gens me diraient "je te l'avais dit". Si je vivais la vie que ces gens vivent.

Sans papiers.
J'ai toujours senti que c'était injuste. mais je n'ai jamais eu le courage d'en parler parce que ça faisait trop peur. De nos jours, on réalise qu'il y a assez d'éléments, de sources pour nous faire voir, comprendre le monde de partout sur terre. Qu'il y a des milliers de manières d'être simplement bons et de partager ceci avec les autres. Tout le monde doit avoir accès à ces privilèges. Tout le monde devrait écrire son histoire pour qu'on la lise avec fierté.

C'est gênant de constater que nous vivons encore dans un monde où on juge les gens par la lourdeur de leur portefeuille, par la couleur de leur peau ou par le type de chromosomes qu'ils ont. C'est toujours gênant qu'on dise encore à nos enfants que ce ne seront pas ses chromosomes qui établiront sa personnalité, pas ces chromosomes qui choisiront son linge, sa couleur et son type de style de cheveux.
Mais pire encore, c'est grave de savoir qu'on nie encore notre racisme systémique comme le gouvernement de la CAQ l'incarne si bien. Que nous prétendons vivre dans un pays égalitaire dans un monde égalitaire, de dire avec fierté que les Femmes peuvent voter.

Ce n'est pas moi, blanc de banlieue qui ait créé le système. Mais j'en profites tous les calisses de jours. Nous ne le réalisons pas tous les jours et rarement considérons ces privilèges là où eux, elles, y voient des gains. Mais on ne peine pas à voir toutes les "injustices" qui nous affligent.

Chers garçons blancs, je me chrisse que vous pensiez que les féministes prennent un jour le contrôle du monde, que le mouvement Black Lives Matter soit si fort, que l'enseignant de mon enfant soit de la communauté LGBTQ+, vous en avez peur et ce n'est pas anormal que le changement fasse peur.
Blancs garçons, il est temps de se comporter comme les Femmes. D'être fort et faire la différence. Il est temps de te libérer de tes peurs.
Il est temps de prendre cette échelle et de la convertir en pont.
En pont.
