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La rentrée !

Publié le 01 septembre 2008 par Nicolas Lordier

cartable_ohmwork
A
près de belles vacances, il s'agit d'opérer un retour officiel pour Ohmwork - L'Enceinte. Il faut dire que ça commençait à nous manquer, écrire sur nos découvertes, nos expériences, nos curiosités, tout ce qui fait notre passion pour la musique et le son.
Certes, il y aurait beaucoup de choses à dire sur cet été 2008 mais il va être difficile de tout relater dans le moindre détail. Nous allons plutôt nous concentrer sur quelques événements marquants comme le concert de Bang Gang à Plage de Rock (Port Grimaud - 83), la série de concerts de Pierre Henry à domicile, le nouvel album de l'ex plus grand groupe d'Angleterre, "Forth" de The Verve et puis Keren Ann qui s'empare du rêve de tout designer sonore, composer l'habillage de la chaîne Arte...
pierre_henry
Commençons par ce cher Pierre Henry, un des monuments de la musique électroacoustique connu du grand public par l'intermédiaire de "Messe Pour Le Temps Présent", son oeuvre pilier, co-écrite avec Michel Colombier en 1967 pour un ballet dont la chorégraphie est signée Maurice Béjart. Bref, Pierre Henry est une note majeure dans le paysage de la musique française dite "intellectuelle" ou "expérimentale", une note qui a résonné pendant une semaine dans la rue de Toul (12ème arrondissement de Paris), au propre domicile du maestro... Insolite. Fou. Probablement comme ce sorcier de 80 ans, jamais lassé de l'avant gardisme et de la prouesse... concrète. Surréalistes, ces performances, n'hésitons pas à utiliser ce terme, ont duré en moyenne une heure et se sont révélées être différentes à chaque fois tout comme l'humeur du maître de maison, jamais avare de répartie. On en reparle très prochainement...
banggang
Mené par une sorte de druide longiligne, sexy comme un prof de physique qui vote Lutte Ouvrière (ndlr, Bardi Johansson), Bang Gang est ce genre de groupe dont on attend impatiemment des nouvelles, quitte à squatter la page myspace toutes les semaines choper de la news. Cinq ans après l'excellent "Something Wrong", Bardi effectue un retour remarqué avec des pop songs brillantes où se succèdent des harmonies au piano tout en suspension ("Lost In Wonderland), des riffs de guitares à la limite du grunge ("I Know You Sleep" et "Black Parade") et toujours ces fantastiques mélodies ("One More Trip") qui font vibrer certaines parties de notre cerveau dont le "cochlée" (C'est là que les vibrations liées à la pression de l'air - la réalité physique du son - sont transformées en impulsions nerveuses, le langage de notre cerveau). Pour ce live d'échauffement à Port Grimaud dans le cadre du festival "Plage de Rock", c'est accompagné d'un groupe rock que Bardi Johansson délivre ses nouveaux bijoux sonores. Assez renfermé, limite girafe gelée qui a sniffé du Tranxen, l'islandais sort quelques mots en français pour faire sourire une audience plutôt molle... Nous sommes à la mi-parcours et pour le moment, rien de renversant sinon le cadre succulent de ce début d'été en terre varoise. Il faudra attendre quelques minutes pour voir s'emballer la machine islandaise visiblement en rodage. Gageons que le concert à la Salle Pleyel fasse sauter le starter en attendant... Air (ndlr. Bang Gang fait la première partie de Air en octobre à Paris).
ververight
10 ans après "Urban Hymns", un des albums phares de la brit pop nineties, un bijou de pop psychédélique, emphatique et tout ce que voulez terminant par -ique (dont épique, idyllique et bordélique), The Verve prend les mêmes et recommence à une différence près, pas de tubes en vue ! En effet, pas de symphonie douce amère, pas d'homme chanceux ni de drogues qui ne marchent pas (ndlr. "Bittersweet Symphony", "Lucky Man", "The Drugs Don't Work"). Pourquoi s'embarasser de tubes alors qu'on possède dix perles underground qui pèsent entre 5 et 9 minutes? Pourquoi chercher à toucher la grand public et les spots pub alors que le mainstream n'en a que pour Yaël Naïm et son nananana? Pourquoi ci? Pourquoi ça? The Verve est un "fucking" rock band et ce retour, il ne le fera pas sur Virgin Radio et encore moins sur NRJ. "Forth" est un album qui transpire l'ivresse d'un combat de guitares psychédélique ("Noise Epic"), un album vaporeux, puissant, servi par une basse (ndlr. l'excellent Simon Jones) toujours utile, souvent en décalage, jamais enfouie dans le mix ("Numbness"), jamais paria. Evidemment, que serait The Verve sans la voix de Richard "Mad" Ashcroft qui foutrait des frissons ("I See Houses") à n'importe quel fan de pop au monde excepté celui de Keane qui aurait préféré une Smirnoff Ice à une bonne pinte de Guiness. J'ai écouté cet album 18 fois en 10 jours et cela ne m'était pas arrivé depuis 2004 avec l'album "Around The Sun" de R.E.M.
ka
Keren, on l'aime. Ce serait presque la (petite) amie idéale. Mignonne, sensible, intelligente, talentueuse, polyglotte... Keren Ann, dans les années 60, aurait pu être la fiancée d'un Jagger ou d'un Dylan. Passionnée de folk, de chansons intimes, elle a toujours su éviter de tomber dans le piège de la bonbonne de miel, ce que n'a pu éviter une certaine Y.N (décidément...). Après plusieurs albums d'excellente tenue, en anglais ou en français, des collaborations intéressantes (Bang Gang, Henri Salvador notamment), c'est Arte, la chaîne TV qui évite aussi le piège de la bonbonne de miel (toujours le même), qui se manifeste auprès de la jeune femme pour son nouvel habillage sonore. Qui a dit que ce serait presque la petite amie idéale?


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