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Julian Lennon : à l’écart de l’héritage Beatles, mais en quête de sa propre identité

Publié le 06 janvier 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Lorsque de nouveaux projets liés aux Beatles sont annoncés, l’attention des fans et de la presse se porte généralement sur Paul McCartney, Ringo Starr ou les ayants droit de John Lennon et George Harrison. Mais le nom de Julian Lennon, fils aîné de John, est souvent absent des discussions. Dans une récente interview, Julian confirme qu’il est toujours tenu à l’écart des démarches officielles concernant l’héritage du groupe, malgré un lien de sang indéniable avec l’un de ses membres fondateurs.

Sommaire

  • Un héritage dont il est tenu à distance
    • Une absence historique du « cercle » Beatles
    • Le rôle confidentiel de Sean
  • Un paradoxe « extraordinairement étrange »
    • De la curiosité avant tout
    • Une distance qui perdure
  • Julian, un artiste en quête de légitimité
    • Entre musique, photographie et cinéma
    • L’album Jude et un avenir incertain
  • L’absence de rancune et la volonté de construire son propre héritage
    • L’héritage Beatles vu comme un fan
    • Se libérer du poids du nom
  • Julian Lennon, un observateur extérieur
  • Cet article répond aux questions suivantes :

Un héritage dont il est tenu à distance

Une absence historique du « cercle » Beatles

Julian Lennon est né en 1963, du mariage entre John Lennon et Cynthia Powell. Bien que sa filiation soit étroitement liée à l’histoire des Fab Four, il explique n’avoir jamais été considéré comme partie prenante des décisions entourant l’héritage des Beatles. « Je ne fais pas partie du cercle des intimes », déclare-t-il dans une interview pour The Guardian. « Lorsque papa est parti, il n’y avait que maman et moi, et nous n’avions rien à voir avec les Beatles ou papa. »

Cette mise à distance remonte, selon ses dires, à la période même où John Lennon s’est séparé de Cynthia, puis s’est rapproché de Yoko Ono, mère de Sean Lennon. Julian décrit donc un certain fossé : l’entourage direct des Beatles – principalement Yoko pour l’héritage de John – gère les projets, sans y inclure Julian.

Le rôle confidentiel de Sean

Sean Lennon, le demi-frère de Julian, n’a pas la même expérience : il participe parfois aux discussions autour de l’œuvre de John et de l’utilisation de la musique des Beatles. Pour autant, Sean demeure contraint par la confidentialité : « Il me dit ce qu’il peut », reconnaît Julian, tout en précisant que « les choses sont assez secrètes en ce qui concerne les Beatles ». Ainsi, même s’ils entretiennent une excellente relation fraternelle, Sean reste discret quant aux détails des projets impliquant la musique du groupe ou de nouvelles parutions.

Un paradoxe « extraordinairement étrange »

De la curiosité avant tout

Malgré son exclusion des prises de décision, Julian Lennon ne nourrit pas d’amertume. Il se définit avant tout comme un grand admirateur du travail de son père et des autres Beatles, se réjouissant de chaque nouvelle sortie ou projet commémoratif : « Je préfère être excité et impressionné par ce qu’ils ont fait et continuent de faire », dit-il. Il avoue toutefois qu’il trouve « extraordinairement étrange » de ne pas être consulté, alors même qu’il est, d’une certaine manière, le prolongement direct de la lignée Lennon.

Une distance qui perdure

Pour Julian, cette situation n’est pas récente. Dès son enfance, il se trouvait en retrait de la vie médiatique de John Lennon. Il raconte que durant les années où les Beatles étaient à l’apogée de leur popularité, sa mère et lui étaient « très à l’écart ». Plus tard, après l’assassinat de Lennon en 1980, cette distance s’est maintenue : Julian n’a pas pris part à la gestion de l’héritage musical de John, et il a dû se construire une identité artistique personnelle, loin de l’ombre des Beatles.

Julian, un artiste en quête de légitimité

Entre musique, photographie et cinéma

Malgré ce fossé entre lui et l’univers Beatles, Julian Lennon s’est forgé une carrière artistique éclectique. Après un premier succès musical dans les années 1980, il se tourne vers d’autres médiums, comme la photographie et le cinéma. Il se dit motivé par le désir de créer et d’« accumuler un corpus d’œuvres », indépendamment de la notoriété du nom Lennon.

L’album Jude et un avenir incertain

En 2022, Julian sort Jude, un album qui symbolise une étape importante dans son parcours. Il avoue pourtant qu’il n’est pas sûr de vouloir lui donner une suite. Après avoir préparé une série d’apparitions télévisées qui ne se sont jamais concrétisées, le chanteur reconnaît une forme de déception : « Ça m’a un peu brisé le cœur ». Il ne ferme pas la porte à la musique, mais il est en proie à des doutes sur la réception de ses créations au sein de l’industrie.

L’absence de rancune et la volonté de construire son propre héritage

L’héritage Beatles vu comme un fan

Julian Lennon demeure un fan des Beatles et de John, malgré son exclusion du « cercle ». Il ne cache pas son intérêt et sa curiosité chaque fois qu’un nouveau projet (réédition, documentaire, etc.) est annoncé, soulignant qu’il ressent la même émotion qu’un admirateur lambda. « Je découvre tout en même temps que le public », explique-t-il. Cette position particulière le place à mi-chemin entre héritier familial et fan.

Se libérer du poids du nom

Conscient depuis longtemps qu’il resterait l’enfant de John Lennon aux yeux du monde, Julian s’efforce de créer son propre legs. Son souhait est de prouver sa légitimité artistique, sans chercher à rivaliser directement avec l’icône Beatles : « Je voulais construire un socle qui m’appartient, que personne ne puisse m’enlever. » Pour Julian, cette quête de reconnaissance personnelle demeure primordiale, surtout face à une industrie et un public qui tendent à le ramener sans cesse au statut de « fils de… ».

Julian Lennon, un observateur extérieur

Le constat de Julian Lennon est clair : il n’occupe pas de place privilégiée dans le processus de planification des futurs projets Beatles. Toute initiative liée à l’héritage du groupe se décide entre Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono, Olivia Harrison ou Sean Lennon — cercle restreint que Julian ne fait pas partie. Malgré tout, il aborde cette réalité avec une forme de sérénité : il préfère nourrir sa curiosité en tant que fan plutôt que de s’irriter d’une exclusion institutionnelle.

Si l’on peut regretter que Julian ne soit pas impliqué dans l’héritage du groupe, lui voit les choses différemment. Il a trouvé sa voie, entre musique, photographie et cinéma, et avance dans la construction de sa propre œuvre. Sans être négligée, sa position en marge du « cercle Beatles » vient rappeler combien l’histoire complexe de la famille Lennon — et en particulier la première union de John et Cynthia — a façonné un destin à part pour Julian. Et, paradoxalement, cette mise à l’écart lui permet de conserver une certaine liberté créative, à l’abri de la pression constante qu’exerce la machine Beatles sur ceux qui en gèrent officiellement l’héritage.

Cet article répond aux questions suivantes :

  • Pourquoi Julian Lennon est-il exclu des décisions liées à l’héritage des Beatles ?
  • Quel rôle joue Sean Lennon dans la gestion de l’héritage de John Lennon ?
  • Comment Julian Lennon perçoit-il son exclusion des projets liés aux Beatles ?
  • Quelles sont les activités artistiques de Julian Lennon en dehors de la musique ?
  • Quel est le message de Julian Lennon concernant son album Jude ?

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