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George Harrison : un guitariste de génie trop souvent oublié

Publié le 09 janvier 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Les années 1960 ont sans conteste marqué un tournant décisif dans l’histoire de la musique. Durant cette décennie, on a vu éclore quantité de genres, une multitude de formations novatrices et de nouvelles façons de penser et de produire la musique. Les clubs de Liverpool et de Londres grouillaient d’une énergie révolutionnaire, les riffs de guitare commençaient à envahir les ondes, et la musique rock, dans sa forme la plus brute, poussait de jeunes musiciens à dépasser les cadres préétablis du blues et du rhythm and blues pour façonner une langue qui leur serait propre. Dans ce foisonnement créatif, les Beatles se sont imposés comme le groupe qui a tout changé, et l’instrument clé de cette révolution fut bel et bien la guitare.

Lorsque l’on parle aujourd’hui de musique rock, les noms de Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Eric Clapton arrivent spontanément sur toutes les lèvres quand il s’agit de désigner les plus grands guitaristes de l’ère sixties. Pourtant, force est de constater qu’un nom est trop souvent relégué au second plan : celui de George Harrison. Surnommé le « quiet Beatle », Harrison a pourtant contribué de manière essentielle à l’évolution de la guitare dans les années 1960. Mais pourquoi, alors, reçoit-il moins de crédit que ceux que l’histoire a consacrés comme des virtuoses émérites ?

Dans les lignes qui suivent, nous explorerons les raisons historiques, culturelles et médiatiques qui ont conduit George Harrison à être injustement sous-estimé comme guitariste. Nous verrons également en quoi son travail, tant au sein des Beatles qu’en solo ou avec ses projets externes, démontre un talent, une finesse et une créativité hors du commun. Il est peut-être moins flamboyant que les dieux de la six-cordes au style incendiaire, mais il n’en demeure pas moins l’une des figures de proue du rock des années 1960 — un pilier discret, pourtant indispensable, dont l’importance demeure encore trop souvent méconnue.

Sommaire

  • Les années 1960 : un bouillonnement créatif sans précédent
  • George Harrison : l’âme discrète des Beatles
    • L’éternel “quiet Beatle”
    • Un style subtil et novateur
  • Trois facteurs qui éclipsent George Harrison
    • L’individualité magnifiée… sauf chez les Beatles
    •  La présence scénique en retrait
    • Un timing particulier et l’évolution du rock
  • George Harrison, un talent trop souvent sous-estimé
    • Une richesse mélodique inégalée
    • L’influence sur les générations suivantes
    • Des projets solo et collaboratifs révélateurs
  • Contexte, hasard et humilité : la triple peine pour un grand musicien
  • Cet article répond aux questions suivantes :

Les années 1960 : un bouillonnement créatif sans précédent

L’émergence de la guitare comme star

Au début des années 1960, la scène rock est d’abord dominée par des groupes nourris au blues, au rockabilly et au rhythm and blues. Ce sont les premières années de ce que l’on appellera plus tard la « British Invasion » : les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks ou encore les Who explosent aux États-Unis et imposent un nouveau son, galvanisé par l’électricité et par la frénésie de la culture jeunesse. Dans ce contexte, la guitare joue un rôle inédit : elle se libère définitivement de son statut d’instrument d’accompagnement pour occuper le devant de la scène.

Des guitaristes tels que Chuck Berry, Scotty Moore, Buddy Holly ou Carl Perkins, déjà actifs durant la décennie précédente, ont préparé le terrain pour cette mutation. Ils ont montré que la guitare pouvait être à la fois un instrument rythmique et mélodique, qu’elle pouvait jouer des riffs entêtants tout en assurant des solos marquants. Les années 1960 ont ainsi été l’âge d’or de l’innovation guitaristique : utilisation de la distorsion, de pédales d’effets, d’amplificateurs plus performants… Tout était réuni pour que les musiciens les plus audacieux s’en emparent et dessinent de nouveaux horizons sonores.

La consécration des guitar heroes

Au milieu de cette décennie foisonnante apparaissent quelques icônes majeures qui vont réinventer la façon de « tenir » et de « penser » la guitare. Jeff Beck, par exemple, au sein des Yardbirds, apporte un style expressif et un charisme scénique qui rompent avec l’image d’un guitariste se contentant de rester en retrait. En quelques années, on assiste à un transfert d’attention : plutôt que de voir l’instrumentiste comme une simple pièce d’un ensemble, le public commence à observer le guitariste comme un artiste autonome, un individu capable de porter un concert à lui seul par sa technique et son énergie.

Puis, surgit Jimi Hendrix. Avec ses solos extravagants, ses effets de feedback, sa façon de jouer avec les dents, derrière la tête, il symbolise la démesure psychédélique et la libération artistique de la fin des sixties. De son côté, Eric Clapton se pose comme le chantre du blues-rock moderne, mariant le respect des racines noires américaines et la puissance sonore d’un rock alors en pleine mue. Sa volonté de briser les carcans du rock et d’y introduire d’autres influences fera de lui l’un des guitaristes les plus admirés par ses pairs et les fans.

Cette triade légendaire — Hendrix, Beck, Clapton — a imposé ce que l’on appelle aujourd’hui le « guitar hero ». Ces musiciens ont élevé la guitare au rang de totem, la transformant en symbole même de la musique rock. Au fil du temps, cette mythologie du guitariste virtuose a éclipsé d’autres approches de la guitare, parfois plus sobres, moins démonstratives, mais tout aussi essentielles sur le plan musical.

George Harrison : l’âme discrète des Beatles

L’éternel “quiet Beatle”

C’est dans ce contexte de bouleversements que George Harrison fait son apparition sur la scène mondiale avec les Beatles. L’histoire a retenu de lui l’image du plus réservé, du plus mystique, peut-être même du plus discret, d’où son surnom de « quiet Beatle ». Dans un groupe où John Lennon et Paul McCartney se taillent la part du lion pour la composition des chansons, et où Ringo Starr assure une identité rythmique aisément reconnaissable, Harrison occupe un poste à la fois stratégique et peu valorisé dans les médias : il est le guitariste soliste.

Or, l’une des particularités des Beatles est qu’ils ont toujours été jugés comme un tout. Les fans et la presse voyaient surtout l’alchimie globale du groupe, l’impact phénoménal de leurs succès, l’image de ces quatre garçons dans le vent qui suscitaient l’hystérie sur tous les continents. Oui, Harrison est le guitariste, mais dans l’esprit collectif, cette fonction importe moins que l’effet d’ensemble. Pour beaucoup, la priorité était la chanson elle-même, le message, la mélodie, et non la démonstration technique.

De fait, l’écoute des Beatles portait surtout sur l’œuvre globale, et non sur les performances individuelles de chaque musicien. Là où Jeff Beck était évalué en tant que « guitariste » au sein des Yardbirds, Harrison était évalué en tant que membre des Beatles, et cela limitait considérablement la prise de conscience de son talent. Il était forcément plus difficile de distinguer la patte personnelle d’Harrison derrière la tornade Lennon-McCartney, d’autant plus que lui-même ne cherchait pas à voler la vedette.

Un style subtil et novateur

Pourtant, quand on isole l’apport de George Harrison dans le paysage musical des années 1960, on prend conscience de son ingéniosité. Très tôt, Harrison introduit la guitare 12 cordes dans le répertoire des Beatles, notamment sur des morceaux comme « A Hard Day’s Night », contribuant à un son cristallin et aérien qui influencera des groupes comme les Byrds ou Tom Petty and the Heartbreakers. Il est également l’un des premiers à expérimenter la fusion entre le rock occidental et la musique indienne, en étudiant le sitar auprès de Ravi Shankar et en l’introduisant dans des morceaux tels que « Norwegian Wood (This Bird Has Flown) ».

Son jeu se caractérise par une souplesse unique, qui oscille entre lead et rythmique avec une élégance remarquable. Plutôt que d’asséner des solos virtuositiques, Harrison privilégie la « mélodie dans la mélodie », les petites phrases harmoniques qui participent au cœur même de la chanson. On peut prendre l’exemple de « Something » (sur l’album Abbey Road), où son solo est à la fois simple, expressif et inoubliable. C’est un solo qui « chante » autant que la voix, un style poétique qui raconte une histoire sans chercher à éblouir par la technique pure.

Par ailleurs, Harrison a toujours fait preuve d’une grande curiosité musicale : il adoptait des effets variés, jouait avec des modèles de guitares multiples (Gretsch, Rickenbacker, Fender, Gibson…), et expérimentait le feedback ou le slide. Loin d’être figé dans une attitude conservatrice, il était de tous les voyages sonores, pour peu que la cohérence globale de la chanson y gagne. Ainsi, même lorsqu’il utilise une distorsion ou un effet, c’est toujours dans le respect de la composition, jamais pour se mettre en avant de manière gratuite.

Trois facteurs qui éclipsent George Harrison

L’individualité magnifiée… sauf chez les Beatles

Comme nous l’avons vu, l’essor des guitar heroes tient en partie au fait qu’on les évalue comme des entités autonomes : les projecteurs se braquent sur Hendrix, Beck ou Clapton en tant que solistes capables de porter une chanson, voire un concert entier, sur leurs seules épaules. Cette mise en avant individuelle s’est structurée grâce à l’engouement du public pour les solos endiablés, les poses scéniques, la virtuosité transcendantale.

Chez les Beatles, c’est tout l’inverse : on met en avant l’unité du groupe, l’image collective. Harrison est donc naturellement moins valorisé dans le rôle de « guitariste d’exception », car il existe peu de moments où il se trouve en pleine lumière, seul, sans la déferlante des autres. Même lorsqu’il signe des morceaux d’anthologie comme « While My Guitar Gently Weeps » — où, ironiquement, c’est Eric Clapton qui vient enregistrer le solo principal, à la demande de Harrison — le point d’attention reste la chanson en tant que telle, jamais la performance solo.

 La présence scénique en retrait

Jimi Hendrix a littéralement enflammé les sixties, au sens propre comme au figuré. Il brûlait sa guitare, jouait avec les dents, faisait exploser les conventions vestimentaires, offrant à la foule un spectacle total. Jeff Beck, de son côté, arborait un jeu de scène démonstratif et un toucher de guitare viscéral qui n’appartenait qu’à lui. Clapton, quant à lui, s’est forgé un mythe autour de ses solos blues-rock incandescents, avec une intensité d’interprétation qui transparaissait dans chaque note.

George Harrison, en revanche, était resté fidèle à son surnom : calme, sobre, peu enclin aux folies scéniques. Dans un groupe habitué à être encerclé par des foules déchaînées ou à donner des concerts où l’on entendait à peine les instruments à cause des cris, Harrison se fondait dans le collectif et ne cherchait pas à s’imposer par un comportement exubérant. Avec la fin des tournées des Beatles en 1966, la plus grande partie de sa contribution live disparaissait, laissant place à un travail intense en studio où son rôle, pourtant crucial, ne se voyait pas.

Un timing particulier et l’évolution du rock

Les Beatles ont atteint un succès planétaire en 1963-1964, alors que le rock commençait tout juste sa mue vers des sons plus lourds et plus audacieux. Leur popularité et leur aura se sont construites sur des singles pop, des mélodies efficaces, un sens aigu de l’harmonie vocale, et non sur des prouesses instrumentales.

Or, dès 1966-1967, lorsque la guitare devient un champ d’expérimentation et de démesure avec l’arrivée de Cream, de Jimi Hendrix Experience, puis plus tard de Led Zeppelin, la machine Beatles est déjà en pleine mutation. Harrison, certes, continue d’évoluer, de composer, d’ajouter de nouvelles couleurs. Mais l’imaginaire collectif associe désormais l’explosion du rock psychédélique et des longs solos virtuoses à d’autres noms. Harrison, lui, demeure lié à la pop révolutionnaire des Beatles, moins aux circonvolutions rock, blues et heavy qui dominent la fin des sixties.

George Harrison, un talent trop souvent sous-estimé

Une richesse mélodique inégalée

Paradoxalement, ce qui peut passer pour un défaut aux yeux de ceux qui ne jurent que par la virtuosité est sans doute l’une des plus grandes forces de George Harrison : sa capacité à sculpter des lignes mélodiques imparables, qui se glissent dans la structure d’une chanson pour l’enrichir, la faire respirer, lui donner un supplément d’âme. Là où un guitariste comme Clapton va déployer un solo conquérant, Harrison va souvent tisser un canevas subtil autour du chant, ajoutant un motif ici, un contrepoint là, de manière à servir le morceau plutôt qu’à le dominer.

On peut d’ailleurs noter que nombre de ses interventions guident littéralement l’auditeur à travers la chanson. Dans « Ticket to Ride », la partie de guitare de Harrison s’imbrique parfaitement au jeu de batterie caractéristique de Ringo Starr, créant un balancement unique. Dans « Nowhere Man », ses harmonies à la guitare électrique deviennent presque la deuxième voix du morceau. Dans la discographie tardive des Beatles, on découvre à quel point il s’est affranchi des structures simples pour bâtir des passages plus contemplatifs, influencés par la musique indienne et la spiritualité qu’il embrassait.

L’influence sur les générations suivantes

De nombreux guitaristes des décennies suivantes ont salué l’influence de George Harrison. Tom Petty, qui deviendra l’un de ses amis et partenaires musicaux (notamment au sein des Traveling Wilburys), a souvent raconté à quel point il admirait le sens mélodique de Harrison. Des musiciens comme Mark Knopfler, Johnny Marr, ou encore George Benson ont également pu évoquer l’intelligence d’Harrison dans l’orchestration de la guitare, capable de faire briller chaque note dans un ensemble souvent foisonnant.

Sur le plan de la combinaison avec d’autres styles, l’apport de la musique indienne n’a pas seulement nourri les Beatles, mais bien tout le rock psychédélique de la fin des années 1960. De nombreux groupes de cette époque — et même plus tard, jusque dans les années 1990 — se sont approprié les sitars, les modes orientaux, les sonorités planantes. Harrison, dès 1965, s’était aventuré sur cette voie, ouvrant un nouveau champ des possibles.

Des projets solo et collaboratifs révélateurs

Après la séparation des Beatles, Harrison ne cesse d’étonner : son premier grand album solo, All Things Must Pass (1970), est un succès critique et commercial colossal. Il collabore avec Eric Clapton, Bob Dylan, Ringo Starr, et organise le premier grand concert de charité rock, le Concert for Bangladesh, en 1971, ce qui prouve sa volonté d’agir à la fois musicalement et humainement. Pendant toutes ces années, il garde cette même humilité : pas question pour lui de se forger un culte de la personnalité.

Quelques années plus tard, dans les Traveling Wilburys, en compagnie de Tom Petty, Roy Orbison, Bob Dylan et Jeff Lynne, Harrison poursuit son chemin : il y apporte des lignes de guitare discrètes mais précieuses, un style immédiatement identifiable, à mille lieues des postures excessives que la culture du rock pourrait encourager. Sa présence donne à ce supergroupe une cohésion harmonique, un équilibre sonore.

Contexte, hasard et humilité : la triple peine pour un grand musicien

Au final, si George Harrison est encore trop souvent laissé de côté dans les classements des meilleurs guitaristes de l’histoire, c’est moins pour des raisons de compétence que pour une conjonction de facteurs historiques, médiatiques et culturels.

  1. Le hasard du timing : Les Beatles sont devenus célèbres à l’aube des années 1960, avant que l’image du guitar hero ne se formalise pleinement avec Hendrix, Beck et Clapton. Harrison a ainsi eu la “malchance” d’éclore avant que la culture rock ne valorise à outrance le solo et la performance scénique individuelle.
  2. La force du collectif : Les Beatles ont toujours été perçus comme un bloc. Cette identité de groupe, si elle a fait leur succès, a aussi dissimulé la contribution de chacun. Harrison en a fait les frais, lui dont les apports étaient souvent intégrés à la perfection dans l’architecture sonore et les compositions globales.
  3. L’humilité et la discrétion : Harrison n’était pas un showman, il n’avait aucun désir de se mettre en avant à grands coups de solos interminables ou d’effets scéniques. Il jouait pour la musique, pas pour la gloire. Son attitude posée et tranquille a contribué à construire son image de “quiet Beatle”, rendant moins visible l’étendue de son génie.

Bien qu’il ait parfois été éclipsé par les vedettes de la six-cordes plus démonstratives, George Harrison reste un architecte de la guitare rock. Son rôle est immense dans l’évolution du son sixties et dans l’ouverture d’esprit musicale qui a suivi. À une époque où l’on glorifie sans cesse la virtuosité, il est bon de rappeler que la subtilité peut être tout aussi révolutionnaire.

George Harrison a incarné, au sein d’une décennie explosive, une autre façon d’envisager la guitare. Ni technicien acharné ni bête de scène, il a mis son talent au service du collectif, que ce soit avec les Beatles, dans ses projets solos ou en rejoignant d’autres formations. Son jeu est synonyme de délicatesse, d’expressivité mesurée et de couleurs harmoniques uniques.

Alors, est-il l’un des grands guitaristes des années 1960 ? La réponse est clairement oui. Au même titre que Hendrix, Clapton ou Beck, il a, à sa manière, redéfini les contours du rock. Il n’a peut-être pas inventé le solo de guitare spectacle, mais il a offert à cette décennie une pluralité d’approches. Dans ce monde où l’individualité, la présence scénique et l’illimité technique sont devenus la norme pour juger de la « grandeur » d’un guitariste, Harrison a choisi l’exact opposé : l’intégration discrète, la subtilité, la recherche de la note juste au bon moment.

Au-delà de la hiérarchisation propre à la culture populaire, George Harrison incarne l’élégance et la profondeur d’un musicien qui ne ressentait pas le besoin de briller à chaque instant pour marquer l’histoire. Avec le recul, nombre de fans et de spécialistes réévaluent son apport : sans lui, l’architecture sonore des Beatles eût été considérablement appauvrie, et la vague d’influences qu’il a déclenchée en matière de fusion musicale s’en serait trouvée limitée. Son héritage demeure immense, et son style, toujours aussi inspirant pour les nouvelles générations de guitaristes.

Ainsi, si la décennie 1960 est souvent résumée en un feu d’artifice flamboyant de personnalités rock, il est crucial de se souvenir que l’une des plus intenses lueurs de cette période provenait d’un homme calme, modeste, qui fit chanter sa guitare avec autant de grâce que de détermination. George Harrison, sans nul doute, mérite amplement de figurer au panthéon des plus grands guitaristes de son époque… et de toutes celles qui suivront.

Cet article répond aux questions suivantes :

  • Pourquoi George Harrison est-il souvent sous-estimé en tant que guitariste ?
  • Quels sont les trois critères qui ont défini les meilleurs guitaristes des années 60 ?
  • Comment George Harrison a-t-il contribué au succès musical des Beatles ?
  • En quoi Jeff Beck, Jimi Hendrix et Eric Clapton ont-ils influencé la perception des guitaristes ?
  • Quel était le style unique de jeu de George Harrison ?

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