Magazine Beaux Arts

Manifestes du surréalisme, par André Breton

Par Alain Bagnoud

   Les surréalistes, par Max Ernst

Mouvement mouvementé, le surréalisme.

Les listes des noms d'exclus, de traîtres et d'enfants prodigues s'accumulent. Dans chacun des deux Manifestes, dans les Prolégomènes à un troisième Manifeste, etc. Ça, c'est le côté polémique. Car même si André Breton s'est toujours défendu d'être le chef de file du mouvement, il tenait ferme sur les principes, se voulait le gardien du temple et avait la condamnation lourde. Ce qui lui avait valu de la part de ses adversaires un titre peu flatteur: « le pape du surréalisme. »
Inutile d'entrer dans des querelles de personnes. Ce qui m'a intéressé, surtout, en lisant ces Manifestes, c'est le sérieux qu'ils donnent à des activités que nous avons tous pratiquées, surtout dans l'adolescence. L'écriture automatique. Le récit de rêve. Le cadavre exquis...
Des exercices importants pour Breton parce qu'ils révèlent ce qu'il a appelé le hasard objectif. C'est-à-dire la présence d'un ordre supérieur. Un ordre qui me semble difficile à définir.
Ce n'est pas Dieu, c'est une « forme de manifestation de la nécessité », comme disait Engels que Breton citait.


Je n'arrive pas très bien à le déterminer, cet ordre, et peut-être que les surréalistes non plus.
Si je me souviens bien des autres oeuvres de Breton, il y a chez lui une sorte d'émerveillement face aux coïncidences, aux collusions, aux synchronicités, plus qu'une réelle tentative de définir ce vers quoi elles mènent.


Qui peut bien être simplement ce que d'autres appellent la poésie, ou l'état de poésie...

André Breton, Manifestes du surréalisme, Idées Gallimard


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