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Meute, Karine Rennberg

Par Maliae
Meute, Karine Rennberg

Résumé : Meute suit les traces de Nathanaël, Val et Calame. Le premier est un loup-garou né de la violence et la solitude qui se débat au sein d’une meute qui ne lui convient pas. Le second est un humain à qui l’on a volé la voix. Quand le troisième entre dans leur vie bien malgré eux, des tensions s’installent et menacent de tout déchirer. Comment trouver son équilibre, dans un monde où les secondes chances n’existent pas ?

Avis : Nath et Val vivent dans les docks, un lieu baigné de violences, où se battre est le maître mot, tuer n’est pas rare et les gangs règnent. Nath a un secret, c’est un loup garou, il fait parti un peu contre son gré d’une meute mais à part l’Alpha, Marc, il les déteste tous. Jusqu’à l’arrivé d’un petit loup traumatisé du quel il va devoir s’occuper et s’enticher. Calame, comme il va le nommer, va changer la vie de Nath et Val à tout jamais.

J’ai adoré les trois points de vue de cette histoire. Nath est dangereux, colérique, il craque facilement et veut souvent mordre. Pourtant, il a ses faiblesses, ses fragilités aussi, et son cœur le fait agir malgré lui quand il décide de prendre sous son aile Calame, ce petit loup traumatisé. Val, lui fait partit du gang de la Lame, il est respecté et violent. Sa colère est plus froide que celle de Nath et il se contrôle mieux. N’empêche qu’il veille sur Nath et Nath veille sur lui, meilleurs amis pour toujours, quasi frères. Le plus c’est que Val est aromantique et asexuel, même si peu de monde le comprends et qu’on le charrie (un peu trop) là dessus. Finalement Calame, qui voit le monde en couleur. La souffrance noir et blanche, la colère rouge, la douceur ambre, bleu ou violet. C’est un véritable arc-en-ciel qui se peint dans son point de vue. Ce petit loup traumatisé est touchant.

Nath, Val et Calame ont leurs lots de problèmes. Nath a besoin de frics pour prendre soin de Calame, Val est du genre à se sacrifier pour Nath mais aussi à le mater s’il trouve qu’il va trop loin, Calame a ses trauma qui l’empêche de faire beaucoup de choses, même manger normalement. Leur relation évolue doucement, la situation est compliqué et pareil elle évolue petit à petit. Ils sont entourés d’une floppée de personnages, certains attachants, d’autres non. Il y en a qui ne font que passer, et d’autres qui ont leur petite importance.

Ce livre c’est une longue (un peu trop longue) et lente tranche de vie. Très violente la tranche, on égorge plein de gens, il y a des meurtres, du sang, on lésine pas là dessus. Mais ça reste une tranche de vie. L’intrigue tient en quatre pages (facilement devinable), et même si l’écriture était belle, même si j’adorais les persos, même si les relations étaient chouettes, et bien… Je me suis ennuyée arrivé à la moitié du livre je me demandais s’il allait enfin se passer quelque chose.
Oui, il se passe en fait plein de trucs, mais… Ca tourne un peu en rond, ça piétine. Vraiment si ça avait pas été aussi bien écrit et aussi beau, je l’aurais peut-être abandonné.

Au final je regrette pas d’être allée jusqu’au bout, la fin est belle, émouvante, touchante, et m’a tiré quelques larmes.

Je souligne encore une fois que l’autrice a une belle écriture et surtout elle arrive à faire en sorte que les narrations de ses personnages soient différentes, si bien qu’on reconnait tout de suite de qui il est question en lisant. L’originalité de ce livre tient aussi au fait qu’il est écrit à la deuxième personne du singulier, et si ça fait bizarre au début (manque d’habitude), on s’y fait assez vite (en tout cas pour moi) et la lecture est très agréable.

En bref, j’ai aimé cette lecture mais j’aurais aimé un peu plus d’intrigue, je m’attendais pas à lire une simple (et violente) tranche de vie. Mais c’était quand même beau et touchant.

éé

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