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Robbie Williams égale le record des Beatles : un nouveau chapitre dans l’histoire des classements britanniques

Publié le 11 février 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Robbie Williams, icône pop du Royaume-Uni, vient tout juste de rejoindre les Beatles pour le plus grand nombre d’albums classés numéro 1 sur le sol britannique. Avec la bande originale de son biopic Better Man, l’ancien membre de Take That a décroché son 15e album à atteindre la première place des charts, dépassant ainsi les Rolling Stones et égalisant le score légendaire des Fab Four. Mais qui aurait cru qu’un jour, un artiste solo anglais rivaliserait ainsi avec le groupe le plus mythique de la scène rock ? Regardons ensemble comment Robbie Williams en est arrivé là, et, surtout, comment cela éclaire l’héritage toujours vivace des Beatles.

Sommaire

Robbie Williams : un héritage pop au sommet

Un nouveau numéro 1
Le classement britannique s’est enflammé lorsque Better Man, la bande originale du biopic dédié à Robbie Williams, s’est installée en tête des ventes. Il s’agit déjà du 15e album de l’artiste à atteindre ce sommet, égalant ainsi le record établi par les Beatles. Parmi ses précédents albums classés numéro 1, on retrouve notamment :

  • Greatest Hits (2004)
  • In and Out of Consciousness (2010)
  • XXV (2022)

« Je ne me suis jamais lancé dans la musique pour battre des records, mais je suis très fier d’atteindre un tel palier », a confié Robbie Williams dans une interview en 2022 (citation rapportée par plusieurs médias britanniques).

Le contenu de Better Man
Cette bande originale compile des versions remaniées de plusieurs grands succès de l’artiste :

  • “Rock DJ”
  • “Let Me Entertain You”
  • “Feel”
  • “She’s the One”

Présenté dans un film où le chanteur est représenté par un singe en images de synthèse (avec l’acteur Jonno Davies pour la capture de mouvements et la voix), Better Man retrace la vie de Robbie Williams, de son enfance à sa période Take That, jusqu’à sa carrière fulgurante en solo. Cependant, malgré l’engouement initial au Royaume-Uni, le film a connu des résultats commerciaux mitigés à l’international, engrangeant un total de 15,6 millions de dollars au box-office pour un budget estimé à 110 millions.

Les Beatles : un patrimoine musical inégalé

Une série d’albums inoubliables
Quand on évoque les 15 albums numéro 1 des Beatles, on plonge directement dans la grande épopée du groupe qui a marqué les années 60. À l’exception de Magical Mystery Tour (1967), qui s’est « contenté » d’atteindre la deuxième place au Royaume-Uni, tous les disques studio du groupe ont culminé en tête des charts :

  • Please Please Me (1963) – Premier album, enregistré en seulement une journée et véritable coup d’envoi du phénomène “Beatlemania”.
  • With the Beatles (1963) – L’album qui confirma l’engouement et la passion du public, avec des titres devenus cultes comme “All My Loving”.
  • A Hard Day’s Night (1964) – Sorti en parallèle du film éponyme, il contient le tube “Can’t Buy Me Love”.
  • Beatles for Sale (1964) – Marqué par des reprises de rock américain et un ton plus mélancolique.
  • Help! (1965) – L’album du film homonyme, avec la ballade intemporelle “Yesterday”.
  • Rubber Soul (1965) – Un son plus mature, entre pop et folk.
  • Revolver (1966) – Considéré par beaucoup comme l’un des sommets créatifs du groupe, avec un virage psychédélique.
  • Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967) – Chef-d’œuvre conceptuel qui révolutionna la pop, soutenu par la fameuse pochette bariolée.
  • The Beatles (1968, “White Album”) – Un double album éclectique, symbole de la diversité musicale des Fab Four.
  • Yellow Submarine (1969) – Bande originale mêlant chansons et compositions orchestrales de George Martin.
  • Abbey Road (1969) – L’emblématique passage piéton sur la pochette, et un medley final resté dans les mémoires.
  • Let It Be (1970) – Dernier album publié avant leur séparation officielle, avec la fameuse chanson-titre et “The Long and Winding Road”.

À ces parutions s’ajoutent plusieurs compilations live et post-séparation ayant également dominé les ventes, comme l’incontournable 1 (2000), qui compile tous les singles numéro 1 du groupe (de “Love Me Do” à “The Long and Winding Road”).

Un succès qui dure
“Nous ne pensions pas durer plus de cinq ans,” racontait en plaisantant George Harrison lors d’une interview en 1987. Pourtant, plus d’un demi-siècle après la séparation du groupe en 1970, les Beatles demeurent un phénomène culturel : rééditions, coffrets spéciaux, expositions, films… Tous continuent de se vendre, témoignage de l’intemporalité des Fab Four.

Pourquoi cette égalité est-elle si symbolique ?

Les Rolling Stones dépassés

Avant que Robbie Williams ne décroche ce 15e numéro 1, les Rolling Stones se maintenaient à 14 albums couronnés en tête des charts britanniques. On sait à quel point la rivalité historique entre les Beatles et les Rolling Stones a façonné les années 60. Voir Robbie Williams dépasser les Stones démontre l’ampleur de la popularité de l’artiste pop, et rappelle que les classements peuvent produire des rapprochements inattendus entre des univers musicaux très différents.

Se confronter à la légende Beatles

Les Beatles conservent une aura légendaire inégalée dans l’histoire de la musique populaire. Leur influence ne se limite pas aux charts : elle se répercute sur la culture, la mode et même les comportements sociaux des décennies 60 et 70. Pour un artiste contemporain (même s’il a commencé sa carrière dans les années 90) comme Robbie Williams, égaler un tel record sert de baromètre de notoriété, tout en soulignant la place centrale que la pop britannique occupe toujours dans le paysage mondial.

Les autres mouvements dans les charts : Gracie Abrams, SZA, The Weeknd…

Pendant que Robbie Williams et les Beatles font la Une, d’autres artistes se démarquent cette semaine dans les classements :

  • Gracie Abrams réintègre le top 10 à la troisième place avec The Secret of Us.
  • SZA et son album SOS continuent de bien se maintenir, occupant la troisième position.
  • The Weeknd complète le top 5 avec The Highlights, une compilation de ses plus grands succès.

Quant à Mac Miller, son album posthume Balloonerism s’installe en 16e position, prouvant que le rappeur américain, décédé en 2018, reste particulièrement apprécié au Royaume-Uni.

Vers un nouvel affrontement : la course continue

Robbie Williams a-t-il vraiment atteint le point culminant de sa discographie ? Ou pourrait-il dépasser un jour ce record, faisant tomber les Beatles de leur piédestal ? L’artiste, qui reste très actif et toujours prêt à expérimenter (on se rappelle ses incursions dans le swing avec Swing When You’re Winning), n’a pas dit son dernier mot.

De leur côté, les Beatles continuent de surprendre au fil des rééditions et des parutions commémoratives, comme celles accompagnées de raretés ou de nouveaux mixages réalisés par Giles Martin, le fils du légendaire producteur George Martin. Chaque nouvelle sortie peut se hisser très haut dans les classements, tant la ferveur des fans reste vivace.

l’héritage des Beatles n’a jamais été aussi vivant

L’exploit de Robbie Williams est un rappel poignant de la longévité de la musique britannique dans le paysage international. Alors que Williams, enfant des années 70, grandissait probablement en entendant des mélodies du catalogue des Beatles, il se retrouve aujourd’hui à partager avec eux le statut si enviable de 15 albums numéro 1.

Pour les amateurs de statistiques et de records, c’est un nouveau chapitre palpitant : qui, de Robbie Williams ou des Beatles, finira par prendre définitivement la tête du classement ? Quelle que soit la réponse, la place des Beatles dans l’histoire musicale est à jamais gravée, et chaque exploit actuel renvoie inévitablement à l’héritage colossal laissé par John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr.

« La musique des Beatles est un phénomène. Personne ne s’attendait à ce qu’elle dure aussi longtemps », confiait Paul McCartney dans une interview de 2002, alors que le succès de l’album 1 dépassait déjà toutes les espérances.

En attendant, Robbie Williams savoure à juste titre cette consécration historique, tout en rappelant l’amour indéfectible que le public britannique porte à ses artistes nationaux, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui.


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