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Entre nous, la rivière, Alexiane De Lys

Par Maliae
Entre nous, rivière, Alexiane

Résumé : Naya est née au sein de la tribu zihane.
Elle doit se taire, baisser la tête, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, apprendre à devenir une bonne épouse… et surtout, ne jamais se plaindre pour les coups reçus. Car c’est ainsi qu’un père, puis qu’un mari, se doit de parfaire l’éducation de leurs filles.
À 10 ans, Naya sauve un petit garçon, étranger au village, de la noyade. Puis, si elle en paye les conséquences au fil de son adolescence, sa vie prend un tout autre tournant la veille de son mariage.
Un chevalier en armure, envoyé par le roi, exige l’impôt dû par la tribu… incapable de le payer, le peuple zihane n’a d’autre choix que de lui abandonner l’une des leurs.
Lorsque Naya est désignée par le chevalier, ce n’est peut-être pas si innocent.
Derrière le haume et l’armure, se cache le jeune homme, rescapé de la rivière, qui lui doit la vie.

Avis : Chez les Zihanes, les femmes n’ont aucun droit, elles sont là pour servir les hommes et pour être battue si elles désobéissent ou si simplement l’homme en a envie. Battu d’abord par leur père, c’est le mari qui prendra la suite de donner des corrections. Naya est trop rêveuse pour survivre dans un tel monde, elle se fait battre sans arrêt par son père (preuve que la violence ne change rien vu qu’elle est toujours aussi maladroite malgré les coups). Quand elle va sauver la vie d’un garçon, sa vie va complètement changer (enfin neuf ans plus tard quand il revient la chercher).

Ce livre se lit vite et bien, il n’est pas désagréable même si j’ai trouvé l’écriture assez maladroite. Mais je n’ai pas aimé. Je l’ai lu jusqu’au bout parce qu’il est court (290 pages) et parce que comme je viens de le dire ça se laisse lire. Il y a des trucs que j’ai bien aimé, l’image du serpent qui étrangle Naya, mais qui revient dans son estomac quand elle tombe amoureuse.

L’idée du roman est intéressante , je l’ai trouvé cependant assez mal exécuté. Naya a vécu dix-neuf ans en étant battu, maltraitée, elle est traumatisée et même si elle est différente, si elle est rêveuse et si elle comprend l’injustice de cette situation, j’ai trouvé qu’elle change beaucoup trop vite. En à peine quelques jours, semaines, elle devient à l’aise avec les hommes, avec le sexe. Alors certes Priam est vraiment gentil, il ne la force à rien, il est patient avec elle, mais la romance est mille fois trop rapides.

Après j’aurais voulu que Naya devienne plus indépendante. Pas immédiatement, je savais qu’il lui faudrait du temps. Mais elle passe de femme battue à épouse choyée. Elle peut faire ses choix bien sûr et grâce à une amie qu’elle se fait, elle apprend ce qu’est la liberté et le plaisir sexuelle, mais encore une fois c’est bien trop rapide, et j’aurais voulu que Naya apprenne d’abord à être une femme libérée des hommes. Qu’elle se sauve elle-même.

Certains passages m’ont fait tiqué aussi. Comme le fait qu’on dise à Naya que Priam la regarde « comme un objet », mais c’est pas un objet, c’est une humaine à part entière. Ce sont des maladresses mais ça a plombé ma lecture, je n’ai pas trouvé cela romantique.

J’ai bien aimé les personnages, même s’ils sont assez lisses sauf peut-être Regina qui est assez vive, mais même elle son centre d’intérêt c’est de se marier et d’avoir des gosses. Priam était mignon. J’ai rien ressenti pour la romance mais il faut lui concéder qu’il est vraiment gentil.

En bref, malgré une idée sympathique, je n’ai pas adhérée à l’histoire ni aux messages. La fin est jolie mais pas suffisante selon moi. Et au final j’aurais aimé que ce soit plus poussé.

éé

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