Il était une fois un navire, plein d'une grande et fière équipée. Matelots, capitaines et passagers.Il flottait sur toutes les mers du monde, les dominant, et peu importe où il accostait, ses passagers y débarquaient consommant ce qu'il y avait là où ils se trouvaient, mangeant dans tous les restaurants locaux, parce sachant savourer les bons aliments. Consommant la culture de partout parce que sachant se taper du bon temps. Et se magasiner des jouets excitants. Les passagers avaient un plaisir fou, savaient s'amuser, c'était une époque enchantée.
Les gens du monde entier généralement aimaient les accueillir et les trouvaient bienvenu(e)s, même si parfois ils étaient bruyants, avaient tendance à vouloir s'imposer, étaient prompt à la violence spontanée en plus d'être naturellement brusques. Ils étaient parfois si odieux qu'on justifiait par le fait qu'ils avaient beaucoup d'argent, mais en faisaient aussi faire beaucoup, là où ils passaient.
Il y avait aussi un navire très armée qui naviguait toujours à ses côtés, par mesure de sécurité. L'arrivée dans chaque port du monde entier des deux navires était annoncée par un coups de canon du navire guerrier. Les pays étrangers y étaient désormais, habitués. Certains ports étaient peuplés de près de 1500 personnes, d'autres étaient plus modestes avec quelques vingtaines de personnes. D'autres encore n'avaient absolument personne, sinon des pingouins et des phoques.
Partout où les passagers de ce navire se rendaient, ils dépensaient là où ils débarquaient car ils aiment savourer les bonnes choses de la vie. Là où ils passaient, l'argent florissait. Tout le monde y prenait plaisir. Quelques fois, là où les navires s'arrêtaient, les gens du port achetaient des trucs vendus sur le navire principal. Mais habituellement le navire achetait plus qu'il ne vendait car les ports avaient souvent plus de choses que n'offraient les boutiques du navire. Les passagers, en voulant toujours plus, préféraient acheter partout ailleurs, l'offre étant plus vaste. Et le plaisir ainsi décuplé.
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La plupart des ports étaient toutefois très petits. Ne pouvant pas acheter autant qu'ils le voudraient du bateau.


Si personne ne se conformaient à ses lubies, il menaçaient de taxer les passagers du navire de 10%, puis de 20%, finalement de 54 %, si ceux-ci voulaient rester passagers sur le navire. Il a appliqué ça à tous les passagers voulant s'arrêter dans les ports du monde entier.
Les passagers ont commencé à trouver que ce n'était pas une très bonne idée. Leur portefeuilles en souffraient inutilement. Ils voulaient toujours se payer du bon temps, mais pas à n'importe quel prix. Pas beaucoup plus cher que ce qu'ils et elles avaient toujours payé. Le capitaine disait avoir une formule tarifaire confirmant qu'il avait raison. Quelques passagers y ont cru, l'ont encouragé, célébré, mais la plupart l'on hué. Presque tou(te)s sont resté(e)s plus ou moins confus(es). Les pingouins ont plutôt rigolé, se félicitant de ne pas faire partie des Hommes.

Les ports, même les plus petits, se sont regardés abasourdis, ébranlés, et ont clamé qu'ils n'avaient peut-être plus besoin de ses bateaux dans leurs ports. Pas si le prix à en payer en était sa dignité et tout ce qui serait plus cher et pas complètement nécessaire. Comme cette décision de sa part, très arbitraire.

Le navire se rendit compte que le monde entier ne le trouvait plus intéressant. Assez peu voulaient désormais les accueillir.

Le capitaine ivre sans toucher à l'alcool mangea dans sa main et devint un de ses serviles servants.

Il n'en avait pas l'agilité cérébrale.
Le fonds des mers étant la promesse latente finale.
