D'ordinaire, je ne suis pas du type à modifier mes stratégies d'investissement en fonction des décisions politiques. Cependant, les récentes élucubrations de l'homme à la chevelure dorée me poussent à croire que ses choix n'auront pas seulement des répercussions conjoncturelles, mais qu'ils pourraient également engendrer des conséquences structurelles.
La diminution simultanée de la valeur du dollar, des actions et des bons du Trésor américains semble révéler une aversion croissante des investisseurs envers les actifs américains. Il est indéniable qu’une part transitoire peut expliquer cette situation. Nous n’en sommes pas encore à un point où le dollar aurait perdu son statut de monnaie de réserve. Cependant, ce phénomène est suffisamment inhabituel pour inciter à prendre un peu de recul par rapport aux États-Unis. Sur le plan idéologique, cela paraît également cohérent.
J'ai donc pris la décision d'ajuster le Portefeuille déterminant en diminuant progressivement et modérément la proportion d'actifs américains. Cette démarche se traduira par une légère augmentation de l'allocation en actions des pays développés, hors États-Unis. Par ailleurs, le rôle de l'or, déjà intégré dans le portefeuille, sera quelque peu renforcé par l'intermédiaire du Trading Auto Signal.
Le métal jaune est un allié en temps d'incertitudes, comme c'est le cas actuellement. Il peut, au moins en partie, servir de substitut au dollar et aux obligations du Trésor américain en tant que valeur refuge. De plus, il revêt une importance significative sur le long terme, notamment en cas de dépréciation prolongée du dollar.
Face à ces incertitudes et à cette aversion croissante pour les actifs américains, il convient d'adopter une approche proactive et réfléchie. La diversification est comme toujours primordiale pour naviguer en eaux troubles. En renforçant l'exposition à des actifs hors des États-Unis et en s'appuyant sur des valeurs refuges comme l'or, nous pouvons mieux nous préparer aux éventuelles turbulences économiques à venir.
