Sommaire
- Un aperçu d’une année 2024 exceptionnelle
- Dans les coulisses : le journal de tournée de Stuart Bell
- L’énergie des fans d’Amérique latine
- L’amour à l’honneur : demandes en mariage et anniversaire de mariage
- La rencontre du Président chilien et le dernier single des Beatles
- Une longue histoire de scène : Paul et Ringo, souvenirs partagés
- Le pouvoir fédérateur de la musique
- Un regard vers l’avenir
Un aperçu d’une année 2024 exceptionnelle
Si l’année 2024 de Paul McCartney a été marquée par une effervescence constante, c’est parce qu’il a parcouru le monde entier avec sa tournée “Got Back”. De l’Amérique du Sud à l’Europe, en passant par l’Amérique centrale, le légendaire bassiste des Beatles n’a pas chômé. Les derniers concerts de cette tournée ont été donnés en décembre, dans deux salles mythiques du Royaume-Uni : le Co-op Live de Manchester et l’O2 de Londres. Moment de grâce ultime, Paul a accueilli son ancien complice Ringo Starr sur scène pour le dernier spectacle, faisant vibrer une fois de plus la “Beatlemania” dans le cœur des fans.
Ce tour de chant, qui a couvert l’Uruguay, l’Argentine, le Chili, le Brésil, le Pérou, la Colombie, le Costa Rica, le Mexique, la France et l’Espagne, s’est déroulé à guichets fermés. Que ce soit à Montevideo ou dans les plus grandes capitales musicales, Paul McCartney a une nouvelle fois prouvé qu’il restait un artiste majeur de la scène rock mondiale.
Dans les coulisses : le journal de tournée de Stuart Bell
Pour partager l’ambiance de ce périple, Stuart Bell, attaché de presse britannique de Paul, a tenu un journal publié sur le site officiel du musicien. Rédigé souvent dans le bus de tournée, ce carnet de bord raconte la face cachée des spectacles et de la vie sur la route. Les extraits les plus récents se concentrent sur la partie sud-américaine et centre-américaine du voyage, entamée en septembre 2024.
À Montevideo, en Uruguay, Paul réaffirme l’importance d’offrir une expérience intergénérationnelle à son public :
“Un concert de Paul McCartney est conçu pour que tous les âges s’y retrouvent, et c’est le cas tous les soirs. […] Il ne prend pas pour acquis le pouvoir qu’il exerce, créant des moments spéciaux que tous partageront et dont ils se souviendront à jamais.”
Ces propos, rapportés par Stuart Bell, montrent un Paul pleinement conscient de son héritage. Lui qui a connu les foules en délire dès les années 60 avec les Beatles continue de rassembler plusieurs générations sous la même bannière musicale.
L’énergie des fans d’Amérique latine
L’Amérique du Sud a toujours eu une passion particulière pour Paul McCartney et les Beatles. Les concerts de septembre et octobre 2024 en Uruguay, en Argentine, au Chili ou encore au Brésil l’ont une fois de plus démontré :
- En Uruguay, les fans se souviennent de la première venue de Paul dans leur pays en 2012, événement qui avait marqué les esprits. Il a réitéré l’exploit en 2024 avec un Estadio Centenario comble et survolté.
- En Argentine, où la culture Beatles est extrêmement vivace, l’engouement du public s’est également fait sentir. Les journaux locaux ont salué la performance inaltérable de McCartney, soulignant qu’à 82 ans, il dégage toujours une énergie hors du commun.
Stuart Bell note aussi la ferveur des spectateurs au Chili :
“Autant les fans adorent rencontrer Paul, autant lui prend plaisir à les rencontrer. C’est incroyable d’être en tête-à-tête avec des gens aussi passionnés.”
Ici, Paul fait directement allusion à ces sessions de rencontres privilégiées, où il échange avec des fans parfois venus de très loin pour le voir. Il confie que ces moments sont intenses, mais profondément gratifiants.
L’amour à l’honneur : demandes en mariage et anniversaire de mariage
La tournée “Got Back” 2024 a aussi été marquée par des moments plus personnels et émouvants. On apprend ainsi que Paul a invité sur scène un couple pour une demande en mariage à Santiago, au Chili, l’une des trois demandes sur cette seule partie de la tournée ! L’artiste commente avec humour :
“Je me suis dit que je n’étais pas vicaire et que je ne pouvais donc pas les marier, mais je les inviterais à faire leur demande en mariage sur scène. Nous nous demandons un peu, ce qui se passerait si elle disait non. Jusqu’à présent, ils ont tous dit oui.”
Loin des projecteurs, Paul a également organisé une fête surprise pour l’anniversaire de mariage de son épouse, Nancy, avec la complicité de toute son équipe. Pour quelqu’un qui a grandi à Liverpool, dans une famille modeste, et qui a vécu l’ascension fulgurante des Beatles, la notion de “famille” n’a jamais cessé d’être primordiale. Ces instants en coulisses rappellent que, malgré le poids de la célébrité, Paul reste un homme simple attaché aux valeurs qui l’ont construit.
La rencontre du Président chilien et le dernier single des Beatles
Au Chili, un autre fait marquant a eu lieu : le président du pays, Gabriel Boric, assistait au concert. Une présence qui n’a pas déstabilisé Paul, habitué à voir parmi son public des personnalités de tous horizons, notamment depuis les années 60, quand les Beatles ont commencé à attirer l’attention des chefs d’État et des membres de la royauté.
Plus surprenant encore, lors de l’interprétation de “Now And Then”, le tout dernier single des Beatles sorti à l’automne 2023 et complété grâce à une démo de John Lennon, une centaine de ballons blancs ont été éclairés par les téléphones du public. Le résultat était, selon Stuart Bell, “un spectacle des plus remarquables” qui souligne le caractère profondément collectif et festif d’un concert de Paul McCartney.
Une longue histoire de scène : Paul et Ringo, souvenirs partagés
La collaboration scénique entre Paul et Ringo Starr est toujours un événement fort pour les nostalgiques de la période Beatles. Les deux anciens compères ont eu de multiples occasions de se retrouver sur scène depuis la séparation du groupe en 1970. On se souvient notamment de leur performance conjointe au Concert for George (en mémoire de George Harrison) en 2002, ou de la célébration du 70e anniversaire de Ringo en 2010 à New York, lorsque Paul est apparu en invité surprise.
En 2024, les voir réunis à Londres a ravivé l’émotion de ce public qui n’en finit pas de rêver à l’époque où les “Fab Four” régnaient sur les charts. Le moment a d’autant plus de résonance que le dernier enregistrement inédit, “Now And Then”, rassemble symboliquement John, George, Paul et Ringo pour la toute dernière fois en studio, grâce aux avancées technologiques et à la précieuse maquette de John Lennon.
Le pouvoir fédérateur de la musique
Plus de cinquante ans après la dissolution des Beatles, l’enthousiasme qui entoure chacun des faits et gestes de Paul McCartney reste intact. Ses concerts sont des célébrations où se côtoient des spectateurs âgés de 7 à 77 ans, voire plus. Les chansons intemporelles – “Hey Jude”, “Let It Be”, “Band on the Run” – continuent de rassembler des foules toujours plus nombreuses, démontrant le pouvoir universel de la musique.
Stuart Bell résume ainsi la philosophie qui habite Paul :
“Il y a une, deux, trois, peut-être même quatre ou cinq générations, toutes réunies pour partager l’expérience. […] Il n’y a pas de rappel plus puissant que la musique a la magie de transcender toutes les différences et de rassembler les gens.”
Un regard vers l’avenir
Loin de considérer 2024 comme un aboutissement, Paul McCartney semble d’ores et déjà prêt à explorer de nouveaux horizons, tant artistiques que personnels. À 82 ans, sa passion demeure intacte, et il ne fait aucun doute que d’autres projets, d’autres collaborations et d’autres scènes l’attendent.
Ces dernières années, il a multiplié les enregistrements spéciaux, comme l’album “McCartney III” sorti en 2020, puis les rééditions, collaborations et performances surprises. Les fans guettent chacun de ses mouvements, dans l’espoir d’un nouvel album, d’un projet inédit ou d’un retour dans des salles iconiques de Liverpool, sa ville natale.
De l’énergie folle des stades sud-américains aux retrouvailles chaleureuses avec Ringo sur la scène londonienne, l’année 2024 restera comme un cru mémorable dans la carrière déjà riche de Paul McCartney. Plus de six décennies après la naissance des Beatles, il continue de prouver que la flamme ne s’éteint jamais vraiment – et que la magie est encore au rendez-vous, à chaque nouvelle performance.
