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Lorraine Fouchet – Aller simple pour la joie

Par Yvantilleuil

Lorraine Fouchet Aller simple pour joieLes personnages qui montent à bord de cet « Aller simple pour la joie » se nomment Paul, Lucas, Mia, Maguy et… Crétin. Le train qui les transporte démarre à la gare Montparnasse, mais tous ne sont pas supposés descendre au même endroit. Paul, un architecte quadragénaire, se rend sur l’île de Groix dans une petite maison qu’il a loué pour le week-end en compagnie de Fanny, la femme de sa vie, et Jean, le mari de cette dernière. Lucas, un jeune comédien, part assister au mariage de sa sœur jumelle, tout en redoutant les retrouvailles avec leur père… auquel il ne parle plus depuis une dizaine d’années. Mia, une jeune Danoise qui a quitté son pays un peu trop précipitamment, accompagne la famille d’un ami parisien un peu trop possessif en tant que nounou. Puis il y a Maguy, une sympathique grand-mère fan de Scrabble, toute heureuse à l’idée de retrouver son petit-fils Noah. Et il ne faudrait pas oublier Crétin, un basset hound muselé et tenu en laisse par une brute épaisse qui n’aime visiblement pas trop les chiens…

Lorraine Fouchet (« Tout ce que tu vas vivre« ) met donc en scène des personnages qui ne se connaissent pas, mais qui se retrouvent fortuitement assis l’un à côté de l’autre à bord de ce train qui se rend en Bretagne. Alors qu’ils devaient se diriger vers des destinations différentes, ils finissent cependant tous au même endroit à coups de coïncidences un peu grosses, voire d’un hasard faisant un peu trop bien les choses.

D’un coup de baguette magique, Lorraine Fouchet transforme donc ces inconnus en sorte de famille recomposée à la va-vite, le temps d’un week-end qui va leur permettre de se découvrir, de se dévoiler… et de se réparer mutuellement. De la grand-mère au chien, les membres de cette famille de cœur vont prendre la parole en alternance au fil des chapitres, dévoilant progressivement leurs fêlures, tout en enlevant petit à petit ce poids qu’ils traînent sur les épaules et qui les empêchent d’avancer dans la vie.

Derrière cette couverture qui donne instantanément envie de monter à bord et de ce titre qui annonce immédiatement le « Feel-Good », se dissimule donc un roman choral dont on n’a pas forcément envie de descendre en cours de route, mais qui propose néanmoins un voyage trop léger qui ne laissera probablement pas de souvenirs impérissables… excepté peut-être ce chien nommé Crétin !  

Aller simple pour la joie, Lorraine Fouchet, Héloïse d’Ormesson, 240 p., 21€

Elles/ils étaient également à bord : Laurence, Binchy


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