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Beatles : Sam Mendes lance un tournage historique à Londres

Publié le 06 juin 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Le 31 juillet 2025, Sam Mendes lance à Londres le tournage de « The Beatles: Part 1 », premier opus d’une tétralogie cinématographique consacrée aux Fab Four. Un projet historique, centré sur les parcours intimes de chaque membre du groupe.


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Quand le cinéma se hisse à la hauteur du mythe

C’est une date que les amateurs de rock, les cinéphiles et les passionnés des Fab Four noteront d’une pierre blanche : le 31 juillet 2025, à Londres, débutera le tournage de The Beatles: Part 1, premier chapitre d’un projet cinématographique d’une envergure inédite. Réalisé par Sam Mendes, ce film ouvrira une tétralogie consacrée aux Beatles, à raison d’un long-métrage par membre du groupe.

John, Paul, George et Ringo auront chacun leur histoire, racontée à travers leur propre prisme, leur propre expérience, mais toujours dans un entrelacement subtil de regards croisés. Le projet, dont la sortie est prévue pour avril 2028, s’annonce comme l’un des plus ambitieux récits biographiques jamais portés à l’écran, un événement mondial attendu comme un chef-d’œuvre en devenir.

Un point de départ symbolique et historique

Le choix de Londres pour le lancement du tournage n’a rien d’anodin. C’est là, dans les studios d’Abbey Road, dans les clubs brumeux de Soho, et jusque dans les rues où les Beatles posèrent leurs premières valises de Liverpool, que l’histoire moderne de la musique populaire britannique a pris racine. En entamant The Beatles: Part 1 dans la capitale anglaise, Sam Mendes inscrit d’emblée son récit dans une dimension patrimoniale, émotionnelle, quasi sacrée.

Ce premier volet, bien que centré sur l’un des membres du groupe — dont l’identité n’a pas encore été officiellement révélée — donnera le ton esthétique et narratif de l’ensemble du cycle. Chaque film aura son atmosphère propre, sa temporalité spécifique, mais les quatre œuvres sont conçues comme un tout organique. Un même récit éclaté, à la manière d’une fugue musicale où chaque voix se répond, se contredit parfois, se complète toujours.

Un projet scénaristique inédit : quatre regards, une légende

C’est là toute l’originalité du projet porté par Mendes : proposer quatre longs-métrages autonomes mais interconnectés, chacun raconté du point de vue intime d’un Beatle. On ne verra donc pas simplement la montée du groupe vers les sommets ou sa dissolution inévitable, mais ce que cela signifiait profondément d’en faire partie, de le vivre de l’intérieur.

Ce n’est plus une histoire collective reconstituée, mais quatre récits subjectifs, tissés dans la mémoire, le doute, l’ivresse ou l’amertume. John Lennon vu par John Lennon. McCartney par McCartney. George Harrison vu par ses silences, ses retraits. Ringo Starr à travers son regard discret, souvent négligé, mais essentiel. Ce dispositif narratif, inédit à cette échelle dans le cinéma musical, pourrait bien transformer la perception même que nous avons du groupe le plus célèbre du XXe siècle.

Un quatuor d’acteurs au diapason

Le casting a déjà suscité les commentaires les plus enthousiastes :

  • Barry Keoghan incarnera un Ringo Starr profond et nuancé, dont il prépare déjà l’interprétation avec un sérieux rare, s’immergeant depuis des mois dans un “camp d’entraînement Beatles”.

  • Paul Mescal, révélé par Normal People, sera un Paul McCartney jeune, fougueux, passionné, mais aussi stratège et tiraillé entre loyauté et ambition.

  • Joseph Quinn, vu dans Stranger Things, endossera le rôle de George Harrison, avec cette intensité contenue et cette quête spirituelle qui firent la singularité du “Beatle silencieux”.

  • Harris Dickinson, étoile montante du cinéma britannique, sera John Lennon, entre génie, provocation et tragédie.

À travers eux, Sam Mendes ne cherche pas à produire de simples imitations, mais de véritables incarnations, nourries d’un travail de recherche et d’introspection digne du théâtre classique. Il ne s’agit pas ici de mimer, mais d’habiter.

Une production colossale à l’image des ambitions

L’envergure de ce projet dépasse les frontières du cinéma musical habituel. Il s’agit d’une superproduction cinématographique aux moyens considérables, mais aussi d’une œuvre à ambition artistique manifeste. Mendes, en réalisateur habité par le souffle narratif, veut filmer l’histoire des Beatles comme on filme une épopée antique.

Le tournage, prévu pour s’étendre sur plus de 15 mois, traversera plusieurs pays et époques, du Liverpool des années 50 jusqu’à l’Amérique de la Beatlemania, en passant par l’Inde de la quête mystique, les studios d’Abbey Road, et les dernières heures d’un groupe devenu mythe.

Tout cela avec un respect scrupuleux des documents historiques, des archives sonores, des lettres privées, des journaux intimes et, chose rare, l’accord et la participation active des ayants droit de chaque Beatle.

Une date déjà dans l’Histoire : avril 2028

La sortie de la tétralogie est prévue pour avril 2028, une date qui marquera à coup sûr une étape dans la relecture contemporaine des Beatles. En choisissant d’échelonner les quatre films (on ne sait pas encore s’ils sortiront simultanément ou successivement), Sam Mendes invite à une expérience cinématographique immersive, presque comparable à un festival dédié.

Les fans de la première heure, tout comme les nouvelles générations, pourront redécouvrir cette aventure humaine et artistique sous un angle inédit. Non pas à travers le prisme figé de la nostalgie, mais dans un regard moderne, sensible, parfois critique, toujours sincère.

L’avenir d’un mythe : réécrire sans trahir

La question que tout cinéphile se pose reste la suivante : peut-on encore dire quelque chose de nouveau sur les Beatles ? Le projet The Beatles: Part 1 et ses suites semblent répondre : oui, si l’on change de focale, si l’on passe de la légende collective aux vérités intimes. Oui, si l’on ose confronter les points de vue, faire entendre la dissonance derrière l’harmonie. Oui, si l’on filme non pas le groupe, mais les hommes.

Avec Sam Mendes à la barre, un casting habité, une direction artistique inspirée et une production d’ampleur, le projet The Beatles s’annonce comme la fresque définitive sur les Fab Four, non pas figée dans la glorification, mais vivante, charnelle, humaine.

Le 31 juillet ne marquera pas seulement le début d’un tournage.


Il marquera peut-être le début d’une nouvelle ère pour la mémoire des Beatles — celle où le cinéma, comme la musique, devient enfin un art de l’interprétation.


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