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Paul McCartney devient un morse rockeur dans un film animé !

Publié le 15 juin 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

À 83 ans, Paul McCartney prête sa voix à un morse rockeur dans le film d’animation High in the Sky, adapté de son livre pour enfants. Ce projet mêle hommage à John Lennon, souvenirs de Linda, engagement éthique et créations musicales originales. Entouré d’un casting prestigieux, McCartney signe une œuvre familiale et musicale profondément personnelle, reflet de sa vitalité artistique.


Paul McCartney n’a jamais cessé de se réinventer. Compositeur, chanteur, multi-instrumentiste, écrivain pour enfants, militant végétarien… et désormais acteur vocal dans un long-métrage d’animation. L’annonce, faite le 13 juin 2025 au Festival international d’animation d’Annecy, a pris une dimension toute particulière : à 83 ans, le légendaire Beatle prêtera sa voix à Paul McKenzie, un morse rockeur dans High in the Sky, adaptation de son propre livre pour enfants publié en 2005.

Cette nouvelle aventure artistique, que McCartney développe depuis près de quinze ans, promet bien plus qu’un simple clin d’œil à son passé musical. Elle s’inscrit dans une démarche créative profondément personnelle, mêlant souvenirs intimes, engagements éthiques et, bien entendu, amour de la musique.

Sommaire

Un morse, un groupe, et un hommage à Lennon

Le nom du personnage principal – Paul McKenzie – ne trompe personne : le morse qu’interprétera McCartney est un musicien excentrique, un vétéran du rock, doté d’un accent et d’un style sonore étrangement proches de ceux de son créateur. Il s’agit là, bien entendu, d’un clin d’œil appuyé à la chanson « I Am the Walrus », emblématique titre psychédélique des Beatles, écrit par John Lennon en 1967.

Mais la symbolique ne s’arrête pas là. Dans la vidéo diffusée à Annecy, McCartney révèle que le personnage principal de l’histoire, Wirral the Squirrel, est directement inspiré de Lennon :

« Si vous lui posiez une question, il avait toujours une réponse rapide, cinglante. »

Wirral incarne donc, sous ses allures de rongeur rebelle, cette vivacité d’esprit, ce sens de la répartie qui faisait le charme inégalé de Lennon. Et dans le combat de Wirral contre la tyrannie musicale imposée par le méchant Gretch, c’est tout l’héritage d’un rock libertaire et anticonformiste que l’on retrouve.

Linda, la muse silencieuse

Autre présence émotionnelle forte dans le film : Linda McCartney, défunte épouse de Paul et militante végétarienne de la première heure. Elle est ici représentée sous les traits de Sugartail, un personnage inventé pour garder vivante, auprès des enfants du couple, la mémoire d’une femme déterminante dans la vie de McCartney.

Ce geste de tendresse s’accompagne d’une décision éthique ferme : aucune chaîne de restauration rapide ne sponsorisera le film, en hommage au combat que Linda mena contre la souffrance animale et pour une alimentation plus responsable.

En ce sens, High in the Sky ne sera pas seulement un film d’animation musical, mais aussi un manifeste familial et moral, où les valeurs portées par McCartney depuis des décennies infusent chaque recoin du récit.

Un casting céleste et une partition originale

Aux côtés de McCartney, la production de Gaumont Animations a réuni un casting vocal prestigieux : Céline Dion, Idris Elba, Lionel Richie, Himesh Patel (dans le rôle de Wirral) et Hannah Waddingham. Une distribution étoilée, entre voix puissantes et tempéraments scéniques affirmés, qui promet un film d’une grande richesse expressive.

Et que serait un projet de McCartney sans musique ? L’ex-Beatle a écrit pas moins de 13 chansons originales pour le film, dont six seront intégrées au montage final. On peut s’attendre à une bande-son inventive, alliant mélodies enfantines, envolées orchestrales et refrains accrocheurs — un terrain de jeu sur mesure pour l’auteur de Yellow Submarine, The Fool on the Hill ou Wonderful Christmastime.

Une œuvre qui s’inscrit dans la continuité

Avec High in the Sky, Paul McCartney poursuit une démarche entamée depuis longtemps : celle d’un artiste transgénérationnel, soucieux de transmettre non seulement son imaginaire musical, mais aussi ses convictions et ses émotions profondes. Ce film prolonge ainsi l’univers onirique de ses livres pour enfants, tout en renouant avec le psychédélisme et l’humour tendre de la période Magical Mystery Tour.

Plus encore, ce projet témoigne d’une vitalité artistique rare à plus de 80 ans. McCartney ne se contente pas de célébrer le passé : il écrit l’avenir. Et quoi de plus symbolique, pour celui qui chanta un jour When I’m Sixty-Four, que de prêter sa voix à un morse fantasque pour initier de nouvelles générations à la liberté, la musique, et l’importance de croire en ses rêves ?

À l’image de son créateur, High in the Sky s’annonce comme une œuvre généreuse, pétillante, sincère — un film qui, sous des apparences enfantines, nous parle de mémoire, de résistance et de transmission. Et si Paul McCartney est aujourd’hui un morse, c’est pour nous rappeler, peut-être, que même perchés très haut dans le ciel, les musiciens n’arrêtent jamais de chanter.


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