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Les fils des Beatles sortent un titre explosif : « Rip Off »

Publié le 15 juin 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

En 2025, Zak Starkey réunit Sean Lennon et James McCartney pour un morceau inédit, « Rip Off ». Loin d’un hommage nostalgique aux Beatles, cette collaboration propose une œuvre originale, ancrée dans le rock psychédélique de Mantra Of The Cosmos. Les trois héritiers affirment leur identité artistique, en dehors de l’ombre de leurs pères légendaires, dans un projet qui marque une nouvelle étape générationnelle.


Plus de soixante ans après le début de l’aventure Beatles, l’héritage du plus célèbre groupe de l’histoire de la musique continue de se transmettre, non pas seulement dans les rééditions ou les biopics à venir, mais aussi par le biais des enfants de ceux qui ont changé la face du rock. En cette année 2025, c’est une alliance inattendue, presque symbolique, qui attire l’attention des amateurs et des nostalgiques : Zak Starkey, fils de Ringo Starr, annonce la sortie prochaine d’un titre baptisé « Rip Off », en collaboration avec Sean Lennon et James McCartney, les fils respectifs de John et Paul.

Une rencontre musicale d’autant plus intrigante qu’elle réunit, pour la première fois sur un même morceau, les héritiers des trois membres encore en vie du quatuor mythique.

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Une collaboration sous le signe de l’émancipation

Zak Starkey, loin de chercher à exploiter le filon beatlesien, insiste immédiatement :

« Ce n’est pas un hommage aux Beatles. C’est Mantra of the Cosmos avec eux dedans. Sean of the Cosmos, James of the Cosmos, mais ça reste mon groupe. »

Le ton est donné. Pas de pastiche, pas de nostalgie facile. Starkey, qui a longtemps refusé de se laisser enfermer dans son statut de « fils de », revendique ici un projet singulier, un univers propre, auquel les deux autres « fils de » viennent simplement apporter leur voix, leur énergie, leurs couleurs. Pour lui, cette collaboration ne tient pas du clin d’œil historique, mais de l’osmose artistique.

Il faut dire que Starkey n’en est pas à ses premières armes. Batteur au sein d’Oasis durant la seconde moitié des années 2000, puis membre de la reformation live de The Who, il a su tracer sa propre voie dans le rock britannique. Son groupe actuel, Mantra Of The Cosmos, constitué de figures de la scène mancunienne comme Shaun Ryder (Happy Mondays) ou Andy Bell (Ride, Oasis), revendique une esthétique psychédélique, bruitiste et explosive — bien loin des mélodies cristallines des Beatles.

Sean et James : entre filiation et singularité

Sean Lennon, né en 1975 de l’union entre John Lennon et Yoko Ono, mène depuis plusieurs années une carrière éclectique, entre pop expérimentale et collaborations arty, notamment avec Les Claypool ou Charlotte Kemp Muhl. Il n’a jamais cherché à imiter son père, même si l’influence de ce dernier est perceptible dans certaines de ses compositions les plus introspectives.

James McCartney, de son côté, poursuit un parcours plus discret mais tout aussi sincère. Auteur de plusieurs EPs et albums solo, il travaille dans l’ombre d’un nom écrasant, essayant depuis toujours de se frayer un chemin personnel dans un monde qui le compare sans relâche à Paul.

Ce que cette collaboration permet, peut-être pour la première fois, c’est de les entendre ensemble, non pas dans une reconstitution familiale artificielle, mais dans un projet qui leur offre une liberté totale d’expression.

« Rip Off » : un titre à part

Pour l’instant, peu de détails ont filtré sur la teneur musicale du morceau « Rip Off ». On sait seulement qu’il s’inscrit dans le sillage sonore de Mantra Of The Cosmos, à savoir un rock psychédélique, électronique, résolument contemporain. Le morceau serait l’un des temps forts d’un album complet que Starkey affirme avoir déjà prêt à sortir.

Le titre, ironique, laisse supposer un commentaire lucide sur les attentes du public ou de l’industrie — comme si ces trois artistes anticipaient qu’on les accuse de vivre sur le dos de leur héritage. Mais leur réponse est claire : ils ne « rejouent » pas les Beatles. Ils avancent.

Un moment générationnel

Ce titre intervient dans un contexte où l’attention autour des Beatles n’a jamais vraiment disparu, mais s’apprête à connaître un nouveau pic. En effet, une série de quatre biopics réalisés par Sam Mendes, chacun consacré à un membre du groupe, verra le jour en 2027. Les jeunes comédiens Barry Keoghan (Ringo), Paul Mescal (McCartney), Joseph Quinn (Harrison) et Harris Dickinson (Lennon) incarneront ces figures emblématiques, dans ce qui s’annonce déjà comme une fresque cinématographique majeure.

Dans cette atmosphère de commémoration renouvelée, le projet de Zak Starkey résonne comme un acte parallèle, à contre-courant. Là où Mendes s’intéressera au mythe, lui explore le présent.

En réunissant Sean Lennon, James McCartney et lui-même, Zak Starkey offre au public un instant rare, à la fois chargé de symboles et totalement affranchi de la nostalgie. Car ces trois hommes, chacun à sa manière, ont grandi dans l’ombre des géants, mais refusent aujourd’hui d’y rester. Avec « Rip Off », ils ne cherchent pas à faire revivre une époque : ils veulent exprimer la leur.

Et si le miracle des Beatles résidait dans leur capacité à parler à toutes les générations, peut-être que cette nouvelle alliance, inattendue, libre et assumée, en est un écho lointain — un passage de témoin non pas mimétique, mais vivant.


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