Magazine Culture

« This Loving Game » : la face B méconnue de Paul McCartney à redécouvrir

Publié le 25 juin 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

En 2005, Paul McCartney publie Chaos And Creation In The Backyard, un album acclamé par la critique et produit par Nigel Godrich. Parmi les titres issus de ces sessions, This Loving Game se démarque par son approche épurée et intime. Pourtant, cette chanson reste cantonnée au statut de face B du single Jenny Wren. Avec son instrumentation minimaliste et sa sincérité poignante, ce morceau mériterait une reconnaissance à la hauteur de l’album dont il est issu.


En 2005, Paul McCartney livre avecChaos And Creation In The Backyardun album d’une profondeur rare, réalisé sous la houlette du producteur Nigel Godrich. Parmi les morceaux qui gravitent autour de cet opus,This Loving Gamese distingue comme une œuvre étonnamment épurée et intime, malheureusement cantonnée au statut de face B du singleJenny Wren. Retour sur cette chanson injustement reléguée dans l’ombre d’un album salué par la critique.

Sommaire

Un contexte de création exigeant

L’enregistrement deChaos And Creation In The Backyardmarque un tournant pour McCartney. Nigel Godrich, réputé pour son travail avec Radiohead et Beck, impose une discipline artistique inhabituelle au légendaire Beatle. Plutôt que de se reposer sur son entourage habituel, McCartney reprend les commandes en jouant la majorité des instruments lui-même, une approche qui rappelle son travail surMcCartney(1970) etMcCartney II(1980).

C’est dans ce contexte que naîtThis Loving Game, enregistré en avril 2005 aux Ocean Way Recording Studios à Los Angeles. Un titre qui, bien que non retenu pour l’album, porte en lui l’essence même de cette période introspective.

Une instrumentation minimaliste et organique

SurThis Loving Game, McCartney adopte une approche intime et dépouillée. Il assure lui-même la quasi-totalité des instruments : guitare acoustique et électrique, basse, piano, harmonium, tambourin et shakers. Seule la batterie est confiée à James Gadson, vétéran du groove ayant collaboré avec Bill Withers et Quincy Jones.

La chanson déploie une ambiance chaleureuse et mélancolique, oscillant entre ballade folk et blues discret. L’harmonium apporte une couleur nostalgique, tandis que la guitare acoustique dessine une mélodie fluide, empreinte de douceur et de retenue. McCartney s’y montre en conteur émouvant, livrant une prestation vocale sobre mais habitée.

Une face B à la hauteur de l’album

Sorti le 21 novembre 2005 en tant que face B du singleJenny Wren,This Loving Gameaccompagne un titre déjà marqué par une émotion à fleur de peau.Jenny Wrenatteint la 22e place des charts britanniques, maisThis Loving Gamereste dans l’ombre, réservé à ceux qui se procurent la version maxi-CD du single.

Si l’album principal est salué pour sa cohérence et sa rigueur artistique,This Loving Gameaurait aisément pu y trouver sa place. Son ton intime et sa production sobre résonnent parfaitement avec l’esprit deChaos And Creation In The Backyard, où McCartney se livre avec une sincérité rare.

L’héritage de « This Loving Game »

Au fil des ans,This Loving Gamedemeure un trésor caché pour les amateurs de McCartney. Son absence des plateformes de streaming et des compilations officielles en fait une curiosité recherchée. Elle illustre aussi une vérité persistante : McCartney, même en face B, déploie un talent mélodique et une sensibilité qui surpassent bien des productions contemporaines.

Ainsi,This Loving Games’inscrit dans la lignée des joyaux discrets de McCartney, rappelant que, même en dehors des projecteurs, son génie créatif continue d’éblouir ceux qui prennent le temps d’écouter.

  


Retour à La Une de Logo Paperblog