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Paul McCartney critique un détail du film Nowhere Boy

Publié le 27 juin 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Paul McCartney a exprimé son mécontentement face au film Nowhere Boy, estimant que la différence de taille entre les acteurs jouant John Lennon et lui ne reflétait pas la réalité. Ce souci du détail montre l’attention qu’il porte à l’image des Beatles, même dans les représentations cinématographiques, et souligne son désir de préserver l’héritage du groupe avec précision, alors que les projets de biopics continuent de susciter l’intérêt.


Paul McCartney est sans doute l’un des musiciens les plus respectés et les plus influents de l’histoire, avec plus de 300 millions de disques vendus avec les Beatles et 67 millions en carrière solo. Pourtant, malgré ce palmarès, le musicien britannique reste particulièrement attentif à la manière dont il est représenté à l’écran, notamment dans les films retraçant l’histoire des Beatles.

En 2009, le film Nowhere Boy, réalisé par Sam Taylor-Johnson, retraçait la jeunesse de John Lennon à Liverpool et les débuts tumultueux qui allaient conduire à la création des Beatles. Le film, basé sur le livre de Julia Baird, demi-sœur de Lennon, offrait une perspective intime sur les relations familiales de John et ses premières expérimentations musicales. C’est l’acteur britannique Thomas Brodie-Sangster qui incarnait Paul McCartney dans ce biopic.

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Une remarque inattendue de Paul McCartney sur le casting

Récemment, Thomas Brodie-Sangster a révélé lors d’une interview avec NME que Paul McCartney avait exprimé son mécontentement au sujet d’un détail du film. Selon l’acteur, le désaccord de Paul portait sur la différence de taille entre lui et Aaron Taylor-Johnson, qui incarnait John Lennon :
« Le seul commentaire que j’ai reçu, c’est qu’il n’aimait pas le fait qu’Aaron Taylor-Johnson, qui jouait John, soit plus grand que moi, parce qu’il disait que ce n’était pas le cas ! »

Cette remarque, qui peut prêter à sourire, traduit cependant l’importance qu’accorde Paul McCartney aux détails, même ceux qui paraissent insignifiants pour le public, lorsqu’il s’agit de préserver l’image et la fidélité historique des Beatles à l’écran.

Une précision qui compte pour Paul

Paul McCartney et John Lennon mesuraient tous deux environ 1,80 mètre (5’11”), une taille identique qui faisait partie de l’image de leur complicité et de leur dualité sur scène. Dans Nowhere Boy, Aaron Taylor-Johnson mesure en réalité la même taille, tandis que Thomas Brodie-Sangster mesure légèrement moins, ce qui a créé à l’écran une différence visible, mais minime. Pour Paul, ce détail aurait pu altérer la perception de leur dynamique aux yeux du public.

Cette anecdote révèle un Paul McCartney soucieux de l’exactitude des représentations visuelles et de l’équilibre symbolique qu’il partageait avec John Lennon, bien au-delà de simples considérations esthétiques.

La perspective du réalisateur Sam Taylor-Johnson

Sam Taylor-Johnson, qui faisait ses débuts en tant que réalisatrice sur Nowhere Boy, avait choisi de confier le rôle principal à Aaron Taylor-Johnson, qui deviendra plus tard son mari, pour son intensité et sa capacité à traduire la complexité intérieure de John Lennon. Le film a été salué pour sa photographie et son approche sensible, mais il est clair que pour Paul McCartney, même les projets les mieux intentionnés doivent respecter la vérité des détails lorsqu’il s’agit des Beatles.

Un écho aux biopics de Sam Mendes sur les Beatles

Cette anecdote refait surface à un moment où l’attention se porte sur le projet ambitieux de Sam Mendes, qui prépare quatre films distincts sur chacun des membres des Beatles, prévus pour avril 2028. Paul Mescal incarnera Paul McCartney, Harris Dickinson jouera John Lennon, Barry Keoghan prêtera ses traits à Ringo Starr, et Joseph Quinn interprétera George Harrison.

Le choix de casting suscite déjà des débats. La demi-sœur de John, Julia Baird, a critiqué Mendes pour ne pas avoir choisi d’acteurs Liverpudliens, soulignant la difficulté d’adopter un accent de Liverpool crédible à l’écran. Quant à Zak Starkey, fils de Ringo Starr, il s’est récemment montré sceptique quant à la capacité de Barry Keoghan à capturer l’essence de son père, qualifiant le défi de « quasiment impossible ».

On peut se demander si Paul McCartney sera attentif à la taille de Paul Mescal par rapport à Harris Dickinson, perpétuant cette vigilance vis-à-vis des détails qui lui tiennent à cœur, même dans les plus grandes entreprises cinématographiques.

Des attentes colossales autour du projet

Le projet de Sam Mendes, soutenu par Apple Corps, promet d’être un événement cinématographique majeur. Mendes a déclaré que l’histoire des Beatles est « trop massive pour tenir dans un seul film », expliquant son choix de produire quatre films interconnectés, inspirés du modèle narratif des franchises tout en conservant une authenticité documentaire. Les studios Sony espèrent en faire « la première expérience cinématographique bingeable », marquant un tournant dans l’histoire du cinéma musical.

Le tournage devrait durer plus d’un an, couvrant les débuts des Beatles à Liverpool, leurs années de formation à Hambourg, l’essor fulgurant de la Beatlemania et leur séparation, offrant une approche immersive et inédite.

Une vigilance à l’image fidèle des Beatles

L’attention minutieuse que Paul McCartney porte à sa représentation dans Nowhere Boy n’est donc pas un simple caprice de star, mais s’inscrit dans une volonté de préserver l’héritage des Beatles avec justesse et vérité. Pour lui, comme pour les millions de fans dans le monde, les détails comptent, car ils participent à la transmission fidèle de l’histoire du groupe le plus influent du XXe siècle.

En cette période où l’actualité des Beatles reste intense, entre ventes aux enchères, anniversaires de concerts mythiques, documentaires et projets de biopics, il est fascinant de constater que même des détails comme quelques centimètres de différence de taille entre deux acteurs peuvent encore susciter l’intérêt de Paul McCartney et alimenter les conversations des passionnés.


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