Quand j'ai quitté ma maison et ma famille,ma mère m'a dit:
"Ce n'est pas le nombre d'Ukrainiens que tu tueras qui comptera,
...mais le nombre de gens que tu sauveras."
J'ai fait mes bagages,
rasé ma tête,

17 ans,
Jamais embrassé une fille.
J'ai pris le train vers Voronezh,
il n'allait pas plus loin.
J'ai mordu ma lèvre dans la neige,
prié pour Mère Russie,
pour l'été de 2022,
quand nous avions fait reculer les Ukrainiens,

M'écoutais pour vrai.
On a hurlé en Crimée,
Avons fait tout bruler.
On a levé le drapeau rouge bien haut.

J'y ai vu mon premier Étatsunien.
Il me ressemblait beaucoup.
Il avait le même genre de visage de fermier.
M'a dit qu'il était originaire de Hazzard, au Tenneessee.
La guerre sera peut-être un jour finie.
Mes papiers de congé militaires me viendront.

Je prendrais alors le train vers chez moi.
Mais aucun train ne fait le lien avec l'Ukraine.
Et la guerre n'est pas terminée.
On a été détournés après une raclée jugée par le camarade Putin.

Changés dans des vêtements foncés.
Placés en file comme des prisonniers.
Encore plus rasés.
Envoyés dans un goulag pour y crever.
Parce que camarade Putin a peur que nous soyons influencés par l'Amérique.

J'avais toujours aimé mon pays.
J'y ai été si jeune.
J'ai toujours cru que le vie...
...était la plus belle chanson à chanter.
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Mais une seule chose reste aujourd'hui.
Une seule chose reste, aujourd'hui.
Une seule chose reste, aujourd'hui.
Le désir brut de survie.

Slava Ukraini, heroyam slava!
Toute une jeunesse broyée aussi chez Mother Russia.
Adapté librement de Mike Scott des Waterboys, spectacle auquel j'assiste ce soir, au Beanfield Theater de Montréal. Qui lui, avait été inspiré du journal d'un soldat russe de la Seconde Guerre Mondiale pour composer ce morceau, en 1984.
Il la jouera peut-être.
