Magazine Culture

Rosalía ‘ LUX

Publié le 05 décembre 2025 par Heepro Music @heepro
Rosalía

« El amor no es consuelo, es luz » (Simone Weil) *

Quatrième album studio pour Rosalía. Dès sa sortie, toutes les critiques ont été dithyrambiques. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas vu cela. Depuis quand ? Je ne sais même pas ! Une telle unanimité est si rare.

LUX sort en physique avec dix-huit chansons (contre quinze seulement pour la version digitale), merci ! Et dès la première écoute, je dois bien admettre que je suis à genoux : quelle œuvre de la chanteuse espagnole !!! Elle a effectivement enfoncé le clou entre Los Ángeles et El Mal Querer, puis à nouveau entre El Mal Querer et Motomami. En revanche, là, elle déboule sur une autre planète !!! À ses côtés, les collaborations sont des plus diverses : la légende Björk (je vous parlais de leur premier duo « Oral » il y a quelques mois), la chanteuse de fado Carminho, la chanteuse flamenco Estrella Morente, la jeune catalane Sílvia Pérez Cruz, le trio américain d’origine mexicaine Yahritza y su Esencia et l’Américain basé à Turin Yves Tumor. Côté enregistrement, Angélica Negrón et Caroline Shaw pour certains arrangements, Charlotte Gainsbourg et Guy-Manuel de Homen-Christo (Daft Punk) pour certaines compositions, Noah Goldstein et Pharrell sur certaines productions, et encore Venetian Snares sur quelques programmations de batterie. Je n’oublie pas El Guincho, qui travaille avec Rosalía depuis El Mal Querer.

Au final, que valent les dix-huit chansons ? Eh bien force est de constater que, tout sauf grand public ou radio-friendly, le résultat est détonnant ! On passe du classique au flamenco, avec des touches électro, des passages osés (un sample de Mike Tyson des plus vulgaires et qui passent pourtant à merveille…). Lux est un album monumental, à l’instar d’un Nevermind, d’un Kid A ou d’un Channel Orange. On ne réalisera l’impact et la force de Rosalía qu’avec les années, qui vont assurément consacrer ce quatrième opus (oui, opus est le seul mot qui soit représentatif de cet œuvre d’art). Et, pour l’heure, c’est déjà l’un des plus grand albums de l’année, des années 2020, et des années 2000 haut la main.

La « nouvelle Björk » vient résolument d’Espagne, de Catalogne, et sa conquête du monde est une richesse pour tous et pour toutes – elle qui rend hommage à tellement de femmes sur Lux.

« Ninguna mujer pretendió nunca ser Dios » (Rābi’a Al-’Adawiyya) *

* Citations directement en espagnol sur le disque…

(in Heepro Music, le 05/12/2025)

_

Voir aussi :

Rosalía
Rosalía
Rosalía
Rosalía
Rosalía

Retour à La Une de Logo Paperblog