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Alive

Par Juliea

En relisant l’avis sur la question d’Anaïs je me suis rappelée que j’avais moi aussi vu Alive et que j’avais écrit dessus pour FilmDeCulte. Une critique peut-être un peu trop pleine de venin je l’avoue, mais j’étais vraiment énervée à la sortie de la projection de presse, et c’était l’époque où quand je parlais de danse on me répondait "Ha comme dans la Star Ac’". Ceci dit quand j’y repense, le film le mérite, c’est quand même un beau "foutage de gueule".

Alive


France, 2004
Réalisation: Frédéric Berthe
Chorégraphies: Side Hajjaji
Après trois ans de dépression, le chorégraphe et metteur en scène Alex Mayer retrouve l’inspiration pour remonter un spectacle. Malheureusement, son producteur de l’époque lui ferme la porte au nez. Alex décide alors de monter tout seul sa nouvelle comédie musicale avec les moyens du bord.
STAYING ALIVE DU PAUVRE


La production française de fictions mettant en scène de la danse a vraiment du souci à se faire. Rongée par les Dance Machine, Graines de star, Star Ac’ et autres Pop Stars (The Dancer, Bouge), sclérosée par les stéréotypes des institutions, elle nous livre des films insipides à la stupidité dégoulinante. Heureusement, quelques chorégraphes arrivent à mettre en avant leur art de manière intelligente (Blanca Li, Le Défi), montrant que les ressources existent dans l’Hexagone, mais cette diffusion en dose homéopathique ne parvient pas encore à guérir la gangrène qui détruit peu à peu le genre, Alive en étant la plus belle preuve. Scénario bateau et flemmard dont les trous béants sont soigneusement masqués par la musique tonitruante de Maxim Nucci (beau gosse à la belle voix, on peut le reconnaître). Un dialogue périlleux à écrire, expliquant pourquoi Mathieu ne veut pas chanter, qu’à cela ne tienne, un petit coup de Maxim pour éponger le tout et le tour est joué. Les acteurs inexistants, castés pour leur belle gueule, interprètent des chorégraphies peu enthousiasmantes. On passera sur les performances de danseur de Richard Anconina, qui ne semble avoir appris qu’un seul mouvement qu’il peine à exécuter. La solution pour que ce carnage cesse semble évidente, il faut arrêter de confier de tels projets à des réalisateurs et scénaristes qui ne connaissent du milieu de la danse que les "on dit" et les paillettes aveuglantes des télés réalités.


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