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10 dance du manga à Netflix

Publié le 31 décembre 2025 par Tanja @HaKo_niwA

10 dance est un manga de Satou Inoue. Prépublié tout d’abord chez Takeshobo, dans le magazine Reijin et Reijin Bravo !, entre 2011 et 2015. Le manga s’arrête pendant plus d’un an avant d’être de retour dans le Young Magazine The Third de Kôdansha, puis dans le Young Magazine web depuis 2021. Passer d’un magazine boys’ love à un seinen n’a rien changé à l’histoire, l’autrice s’en est porté garante. La série compte 8 tomes et devrait en avoir 10 au final (comme le nombre de danse).

Le film 10 dance est annoncé en 2024, pour une diffusion le 18 décembre 2025.

Le manga : 10 dance

Shinya Suzuki et Shinya Sugiki sont respectivement champions de danse latino-américaine et de danse standard. À l’initiative de Sugiki, ils s’enseignent mutuellement leurs spécialités pour tenter le « 10 Dance ». Il s’agit d’une compétition durant laquelle les athlètes s’affrontent sur 10 styles différents. Les deux danseurs accompagnés de leurs partenaires féminines vont commencer à s’entraîner ensemble. Tout oppose ces deux danseurs. De caractère et de nature foncièrement différents et dont le seul point commun est d’avoir le même prénom.
Mais leurs conflits permanents ne cachent-ils pas autre chose ? Car si tous les deux ont du mal avec le style de l’autre, leur corps semblent totalement complémentaire lorsqu’ils dansent ensemble, encore mieux qu’avec leurs partenaires respectifs.

10 dance est l’un des premiers boys’ love que j’ai lu. J’ai écrit sur ce coup de cœur en 2019 sur le blog. Le style de Satou Inoue est plus réaliste que ce qu’on a l’habitude de voir d’habitude. J’ai tout de suite accroché et je suis la sortie japonaise depuis. En France, c’est compliqué. L’attente a été longue après le changement d’éditeur au Japon, mais nous n’avons plus de nouvelle depuis le tome 6. Alors que la parution japonaise est pourtant assez lente avec un tome tous les deux ans.

Vous pouvez suivre Satou Inoue sur son compte twitter/x. Elle est très active. Ce qui m’a fait plaisir en suivant ses tweets c’est que des événements de danses ont été organisé au Japon avec des couples d’hommes. Il y a des danseurs et danseuses qui se sont retrouvées dans ce manga et ça fait chaud au cœur.

Du papier à la bobine

Le film est réalisé par Keishi Ōtomo. On lui doit les excellentes adaptations de Kenshin le vagabond (si le mangaka est a oublier, les films sont excellents). Né en 1966 à Morioka, il débute à la télé avec Churasan la 64e d’Asadora (série du matin) de la NHK avant de réaliser son premier long métrage Hagetaka en 2009. Il se frotte assez souvent à des adaptations. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort toujours très bien en évitant la caricature.

Tomoko Yoshida et Keishi Ōtomo ont travailler tous les deux sur le scénario. Pour cette adaptation il a été simplifié et allégé de ses personnages secondaires. Beaucoup on remarqué l’absence de Norman Owen. Personnage qui fait son apparition à la fin du tome 6, il a plus agacé les fans qu’autre chose. Ne pas l’avoir introduit était une évidence car le temps est compté et que ça aurait alourdi l’histoire.
Le long-métrage dure déjà 2h08 il fallait y a caser tout le manga sachant qu’il n’est pas terminé. Il fallait donc inventer une fin à cette histoire. Ce film devait raconter l’histoire des deux Shinya qui tombent amoureux l’un de l’autre à travers la danse. Et il va le faire avec brio.

L’équipe de choc

Shinya Sugiki est interprété par Machida Keita qui a déjà connu un très gros succès avec le boys’ love : Cherry Magic! Il a aussi participé à de nombreux films et série dont Glass Heart et Alice in Borderland sur Netflix. Face à lui Takeuchi Ryoma (Kamen Rider Drive, Love You as the World Ends) dans le rôle de l’exubérant Shinya Suzuki. Leur alchimie est papable. A travers le quelques vidéos ou photo making off, on sent qu’ils ont relevé ce défit avec conviction, tout en s’amusant.

D’après les retours des danseurs que j’ai pu lire, leurs prestations sont très bonnes, compte tenu du fait qu’ils sont tous les deux débutants. Ils ont bossé pendant des jours et des jours pour arriver à un haut niveau pour le film. Il n’était pas question d’avoir des doublures. C’est l’un des points fort du film. On sent la danse suinter de leur peau. C’est beau et ça me rend heureuse de voir le soin qui a été apporté au manga de Satou Inoue.
On retrouve des scènes cultes (le métro, l’apprentissage de la danse latino) parfaitement mise en image par Keishi Ōtomo. Sasaki Tatsunosuke a fait un excellent travail à la photographie aidé par Suzuki Gaku à la lumière donnant une ambiance feutrée de circonstance. Quant aux musiques, on lest doit à l’excellent compositeur et néanmoins prolifique Yokoyama Masaru (Tsurume, Fruits Basket, Mobile Suit Gundam: Tekketsu no Orphans). Elles collent parfaitement à l’ambiance du film.

10 dance est a un pari osé, l’adaptation d’un Boys’ love exigeant avec de nombreuses scènes de danses, une profusions de décors et de costumes chatoyants. Ce film touche par sa sincérité et sa sensualité tout en retenue. Keishi Ōtomo nous a offert un magnifique cadeau. C’est une réussite à tous les niveaux !

L’article 10 dance du manga à Netflix est apparu en premier sur LAST EVE - Le blog de Tanja.


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