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"Le dissident chinois" de Nell Freudenberger (The Dissident)

Par Cassiopea
dissident chinois

Le dissident chinois (The Dissident)
Auteur : Nell Freudenberger
Traduit de l’américain par Clément Baude
Éditions : La Table Ronde (14 Janvier 2010)
ISBN : 978-2710329572
448 pages

Quatrième de couverture

L'exil était au coeur des nouvelles remarquées de Nell Freudenberger, Lucky Girls. Dans Le Dissident chinois, son premier roman, il s'agit encore d'exil mais de l'Orient vers l'Occident. Yuan Zhao, célèbre artiste dissident, est invité à passer une année à Los Angeles. Il enseigne à l'école de filles St Anselm's et est hébergé par les Travers, une famille d'intellectuels aisés. À sa tête, Cece Travers. Enchantée de l'accueillir, elle s'efforce de donner une image positive de sa tribu où les relations sont plus complexes qu'il n'y paraît. Son mariage avec Gordon, un psychiatre obsédé par la généalogie, est en déroute, son beau-frère Phil, charmant et irresponsable, est désespérément amoureux d'elle et ses enfants lui échappent. De son côté, Yuan Zhao cache bien son jeu. 

Mon avis

« ...…j’étais un peu déconcerté de m’entendre inventer de nouveaux mensonges. ».

Dès la page 125, le ton est donné. Parfois ce dissident ment. Pourquoi, quand, à qui, dans quel but ? Ne rien dire d’important pour ne pas se dévoiler…mais alors pourquoi accepter d’être hébergé dans une famille où les contacts, les questions seront quotidiens ?

Pour moi, les chapitres écrits à la troisième personne sont sans vie, sans âme, j’avais l’impression que tout m’était raconté sur le même ton, un ton monocorde, comme un documentaire en noir et blanc tout sur le même plan.

Ce roman ne m’a pas emballée mais il a un côté intéressant.

C’est la réflexion sur l’art, la paternité des œuvres (« C’est fascinant, cette idée que la paternité d’une œuvre d’art puisse évoluer avec le temps »), les copies. C’est aussi la place de l’art, son rôle dans la société, ses limites. Les incursions, par flash-back, dans l’East Village de Pékin où se réunissaient des artistes avant gardistes dans les années 90 sont bien amenées, bien vivantes. Là, il me semblait qu’il y avait une ambiance. J’allais plus vite dans ma lecture, ça m’intéressait.

« Était-ce donc le sens des réalités, davantage que l’innocence, que les Américains avaient perdu au cours des cinquante dernières années ?"

J’attendais plus sur la vie et le ressenti des américains, ce côté-là m’a paru fade.

Et puis, j'attendais beaucoup, trop sans doute, de la confrontation entre les deux cultures, les deux modes de pensée, de vie ....

Globalement, un livre qui se lit mais je pense que les deux histoires auraient dû un jour se rencontrer ..... sinon pourquoi?...


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