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People We Meet On Vacation – Emily Henry

Par Ettoitulisquoi @ettoitulisquoi
People Meet Vacation Emily Henry

🏷 People We Meet On Vacation 

🏷 Emily Henry

🏷 Edition : Hauteville (Bragelonne)

🏷 Pages : 403

🏷 Poppy & Alex

✍Le Style de l’auteur : 4/5

🧑‍🤝‍🧑 Les personnages : 3/5

🔍 L’intrigue : 1/5

📝 Global : 3/5

📖Mon avis sans spoiler (enfin sauf à la fin, donc ne lisez pas la fin 😛) et sans paraphraser le résumé :

Quand une romance ou une comédie romantique est adaptée en film, avant de me lancer dans le visionnage, j’ai besoin de lire le livre avant. (Sûrement juste pour râler et dire : gnagnagna c’est pas comme dans le livre 🤣, et je sais que nous sommes nombreux et nombreuses à pratiquer ce sport.)

Donc, j’ai lu People We Meet on Vacation et je suis totalement déçue ou passée à côté ou les deux.

Je n’ai pas aimé Poppy, j’ai adoré Alex, et j’ai vraiment trouvé le personnage de Swapna, la boss de Poppy, absolument géniale ! 

Le friends to lovers (d’amis à amants) est vraiment un thème que je trouve dangereux et j’admire les auteurs et autrices qui le tentent parce que ça peut vite devenir lassant, ou sans saveur.

Mon gros soucis ici c’est le caractère boule de démolition de Poppy face au caractère plus calme, posé et réfléchi d’Alex. Et plus vous avancez dans l’histoire, plus vous voyez à quel point Alex est un personnage extraordinaire avec son passé, les épreuves qu’il a vécues, mais il a cela dit quelques torts qui entachent sa perfection et c’est très bien. 

Je me souviens avoir pensé à 10% de ma lecture que certes à la fin, ils seraient ensemble c’est pas un spoil, on le sait qu’ils finissent ensemble, l’intrigue c’est le chemin pour y arriver et les épreuves. Donc ils seraient ensemble, mais je les ai projetés plus loin, et j’ai pensé que leur couple ne survivrait pas aux années, j’en suis intimement persuadée (oui j’ai ma boule de cristal), et ça a considérablement terni ma lecture. L’autrice dit à la fin qu’elle souhaitait deux personnages diamétralement opposés et sans points communs (ou presque), donc sur ce point, elle a réussi son récit. Mais comme pour toute histoire, il faut le lectorat qui comprendra et sera sensible à cette dynamique de couple, et ça n’a pas été mon cas. 

C’est une romance où il y a des adjuvants, mais pas d’opposants à part les héros eux-mêmes. Et j’aime quand les perso principaux sont leurs propres ennemis parce que c’est quelque chose que je peux tout à fait concevoir, puisque je suis ma propre ennemie dans ma vie de tous les jours, mais dans cette histoire et dans ce contexte avec ce thème, je trouve qu’il aurait fallu du piment. 

C’est un roman dans lequel, pour moi, il ne se passe rien. La narration est linéaire, nous n’avons que le pdv de Poppy et c’est peut-être pour ça qu’Alex m’a paru aussi parfait, parce que je le voyais à travers ses yeux à elle uniquement. Peut-être aussi que Poppy a une image dégradée d’elle-même ce qui peut la rendre antipathique, parce que quand on ne s’aime pas soi-même, difficile de se faire aimer des autres (c’était l’instant analyse à 2 balles 🤣)

Ce qui m’a gênée également c’est que dans leurs parcours Poppy et Alex font énormément de « dommages collatéraux », ils blessent des gens, et ça ne m’a vraiment pas convenu.

Je n’ai rien à dire sur la plume, plutôt agréable et avec de l’humour, malgré une narration un peu longue parfois.

Je me demande pourquoi je passe autant à côté des romans qui plaisent à une grande majorité et sont encensés. Je suis devenue difficile, pénible et trop exigeante 🤣

En résumé : ça manquait de rebondissements, ça manquait d’actions, Alex est absolument chou, Poppy (beaucoup moins à mes yeux, même si à la fin elle s’améliore), et puis ce TAB (third act breakup) je devrais même l’appeler STAB (coup de poignard) était vraiment du remplissage. 

Je passe aux spoils maintenant 🤣 (arrêtez de lire, si vous ne l’avez pas lu ⛔)

Ce qu’il s’est passé en Croatie aurait dû nous tenir en haleine plus longtemps.

Les révélations, la bousculade de choses qui se passe dans les 10 derniers % de l’histoire, je l’ai vu venir gros comme une maison, pourquoi faire ça ? Pourquoi nous mettre tout en vrac à la fin ? 

Le thème du harcèlement m’a semblé juste uniquement à la fin là aussi, puisque quand c’est abordé dans le reste de l’histoire, ça l’est de façon sporadique et désordonnée, ça tombe comme un cheveu sur la soupe, alors que ça aurait pu donner un autre relief à Poppy, mais on ne va pas refaire l’histoire, ce sont les choix de l’autrice et ils doivent être respectés, y a pas de débats possibles sur ce point. Ici, je n’exprime que mon ressenti et ma déception un peu à chaud. 

Lucie


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