Résumé : Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger, sans nom, qui s’est abattu sur le monde. On dit qu’un coup d’œil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l’ouïe et l’instinct ?
Avis : Malorie sait qu’aujourd’hui elle va prendre le risque de quitter sa maison avec ses enfants, il y a du brouillard, elle doit en profiter pour partir. Mais il faut garder les yeux bandés, sinon les « créatures » qui hantent le monde peuvent les rendre fous et les pousser au suicide.
Partager entre le présent où Malorie va entamer son voyage avec ses enfants, on a aussi son passé, comment tout est arrivé et ce qu’à fait Malorie ces dernières années, les alliés et ennemis qu’elle a rencontré. Cela coupait le rythme j’ai trouvé, et j’ai eu du mal à accrocher. J’ai trouvé qu’il ne se passait pas grand chose, tout est trop suggéré, ça ne va pas assez à fond dans la terreur, même si une ambiance malsaine s’installe.
J’ai eu du mal à m’attacher aux gens, même Malorie, j’ai trouvé le style froid, on reste en retrait des sentiments des personnages, et les trucs qui m’ont le plus choqué c’est ce qui concernaient les animaux, et non les humains. J’ai bien sûr été mal à l’aise et certains trucs m’ont touché, mais pas suffisamment, j’aurais vraiment voulu être à fond derrière Malorie, derrière les enfants, mais ce n’était pas le cas.
Les gens qu’elles rencontrent sont sympas mais on n’en sait pas assez sur eux pour vraiment s’y attacher (sauf peut-être Tom, seul personnage pour qui Malorie semble vraiment ressentir quelque chose de fort). J’aurais voulu être plus stimulée.
Ceci dit, les cent dernières pages font accélérer l’histoire, on a des scènes horribles (même si on se doute qu’elles vont arriver), et j’avoue avoir bien accroché à ce moment là. En soi, ce n’était pas une mauvaise lecture, mais j’ai pas non plus trouvé ça foufou. Il m’a manqué plus d’attachement et de moments frissonnants.
Phrases post-itées :
« Vos inquiétudes ne vous protègent de rien, elles ne vous donnent que des heures d’inquiétude supplémentaires »
« Comment peut-elle attendre de ses enfants qu’ils aient envie de toucher les étoiles s’ils ne peuvent même pas lever la tête pour les admirer. »
