J’ai accepté de recevoir ce roman lors d’une opération Masse critique spéciale de chez Babélio. Il est sorti hier en librairie. Ayant vu pas mal d’avis d’ores et déjà enthousiastes sur internet, j’avais vraiment hâte de le commencer. Je n’avais encore jamais lu Hélène Coutard, qui est connue pour être l’autrice des « Fugitives » et de « La disparition de Chandra Levy ».
Le résumé
Clara arrive dans la capitale bien déterminée à vivre enfin sa vie. Assez vite lassée par ses études de droit, elle entreprend de s’inscrire à une licence en « études de genre ». Petit à petit, Clara prend en compte sa propre colère contre le patriarcat et quand elle rencontre la mystérieuse Ari elle est séduite. Mais cette dernière n’a pas que des projets amicaux avec la jeune fille qu’elle considère plutôt comme sa dernière recrue. Ari fait partie d’un groupe féministe radical aux méthodes plutôt explosives.
Mon avis
Je pense qu’il faut vraiment prendre ce récit comme un thriller (ou polar), au risque d’être sinon assez choqué par son propos. Je ne suis pas certaine d’adhérer à l’apologie de la violence mise en avant dans ce livre, et pourtant j’ai trouvé ce roman très bon et intéressant, d’un point de vue féministe, un sentiment de lecture assez paradoxal. De plus, les personnages sont finement dépeints. C’est une lecture très forte, sombre, qui sait dire des vérités sur la condition des femmes mais propose une approche radicale. Le groupe de personnalités dont il est question ici choisit une violence véritablement extrême comme arme médiatique, de quoi être un peu perturbé. J’ai pourtant aimé le personnage de Clara, relativement naïf. Hélène Coutard dresse un constat amer et signe un livre noir et sans espoir. J’ai refermé ses 235 pages assez partagée.
Editions Grasset – 7 janvier 2026
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup… 
Lu dans le cadre d’une opération Masse critique spéciale de chez Babélio
La fiche du livre
