Quatrième de couverture :
Après avoir quitté la femme qui l’a trompé et perdu son emploi, Ilias décide, à cinquante-trois ans, de quitter Athènes pour retourner dans sa ville natale de Delvinaki, à la frontière de la Grèce et l’Albanie.
Son nouveau quotidien loin de sa famille est difficile et se retrouve encore plus affecté lorsque le cadavre d’une jeune femme sauvagement mutilé est découvert à l’extérieur du village.
Ce meurtre qui le bouleversera à jamais le mènera vers une sombre vérité faite d’amitié et de trahison…
Voilà une couverture bien de saison, de la neige toute blanche pour un roman plutôt noir. Ilias a donc apparemment tout perdu : son travail, sa femme adultère, ses filles avec qui il a désormais bien du mal à communiquer maintenant qu’il est revenu en Epire chez sa mère, une cohabitation difficile pour tous les deux. C’est une région frontalière de l’Albanie, où les trafics en tous genres se multiplient. Au village, Ilias retrouve un ami d’enfance, Kotsomendis, devenu commandant de police, qui l’aide moralement et financièrement et lui conseille fortement de se tenir à l’écart de Yannogassis, traficant notoire à l’influence inquiétante. Avec la voiture prêtée par son ami, Ilias parcourt la campagne environnante et fait le point sur sa vie. Ce qui frappe dans ces pages dont j’ai apprécié la traduction, c’est la grande solitude dans laquelle vit Ilias, une solitude accentuée par la froid de l’hiver et la nature sauvage, une solitude qu’il a lui-même cherchée. Malgré tout, son sens de l’observation et son instinct le mèneront à comprendre ce qui est arrivé à la jeune femme retrouvée morte, une révélation que je n’avais pas vue venir et qui donne tout son sens au titre de ce court roman. Une découverte pas très joyeuse mais très intéressante sur la vie d’un petit village grec éloigné.
« Il savait, il avait entendu . Tout le monde savait. Dans le village , la moindre nouvelle, le vent la chuchotait à toutes les oreilles. Pas besoin de le dire. Ça se disait tout seul. »
Michalis MAKROPOULOS, L’Arbre de Judas, traduit du grec par Claire Nizzoli, Agullo court, 2025
Une participation au challenge Un hiver Polar d’Alexandra Je lis je blogue (avec un roman noir) et au challenge Les gravillons de l’hiver de Sybilline La petite liste (le roman compte 129 pages).
