Magazine Culture

La "Guerre" du Whisky

Publié le 12 janvier 2026 par Hunterjones
Il y a eu un différend réel entre le Canada et le Danemark pendant longtemps, sur le territoire du Groenland. et il est d'un civisme gênant pour les rapaces des États-Unis. Qui ne se doutent absolument pas de ce qui les attends si jamais ils osent y mettre le pied impérialiste menacé. En ces lieux qui ne sont pas à eux.  Je vous en reparle à la fin. 

 L'île Hans se trouve au coeur du conflit. Qui est davantage un désaccord insolite. Il s'agit d'un îlot de 1,3 km, inhabité se trouvant complètement à cheval sur la frontière du Nunavut, au Canada et au Groenland, appartenant au Danemark. L'île est située dans le Détroit de Nares entre le territoire autonome du Groenland et l'ile canadienne Ellesmere. 

En 1933,  la cour permanente de la Justice Internationale, celle qu'on suggère de violer, reconnait la souveraineté du Danemark sur le Groenland. À cette époque, l'île Hans n'est pas clairement mentionnée ni délimitée. Les cartes et relevés arctiques sont encore imprécis. La zone reste juridiquement floue. L'ambigüité territoriale existe bien mais on s'y intéresse peu. 

En 1973, le Canada et le Danemark signaient ensemble un traité maritime, mais omettaient de trancher sur la question de la propriété de l'île de Hans. Chacun, convaincu que cette île est à eux. Mais ça finit par se savoir que chaque pays parle de cette île comme de la sienne. Ça agace comme un président dément qui parlerait de viol potentiel tout les jours autour de vous. 

En 1984, des représentants canadiens allèrent y planter un drapeau canadien, tout en y laissant, une bouteille de whisky. Canadian Club. 

Mais le ministre des affaires étrangères du Danemark ira la même année soutirer ce drapeau pour y placer celui du pays d'Hans Christian Andersen. Et remplacer la bouteille de whisky par une bouteille de schnaps nordique du Groenland, l'Aquavit. Il ajoutera aussi une inscription précisant "Bienvenue sur l'ïle danoise".

"Velkommen til den danske o "

On fera ce petit manège régulièrement, changeant les drapeaux, plaçant des bouteilles qui sont de merveilleux cadeaux pour ceux et celles qui se moquaient du conflit et qui voyageaient pour s'y accoster. Parfois du whisky, parfois du schnaps nordique. En 1988, le patrouilleur danois HDMS Tulugaq se rend sur l'île et y construit un cairn et y ajoute un mât avec un drapeau danois. En 1995, un navire danois refait la même chose, on avait remplacé par une bouteille de Canadian Club et un drapeau du Canada, à nouveau. Mais en 2022, pendant que toute l'attention est sur les Olympiques, des Olympiques où les Russes sont interdits pour raisons de tricherie nationale hiérarchisée, en février, on triche encore en agressant l'Ukraine sous de faux prétextes. Dans le but unique de reconstruire peu à peu l'URSS. Le monde entier, (moins Donald Trump) est outré. Le conflit perdure tristement. Ce viol démocratique qui ne fait pas assez réagir internationalement inquiète le Danemark qui tend la main à Mélanie Joly, ministre des affaires étrangères canadienne, alors. Le ministre des affaires étrangères du Danemark, Jeppe Kofod et Joly s'entendent sur un 50% Canadien et un 50% Danois. 

C'est même la première et unique frontière terrestre entre le Canada et l'Europe. Ça ajoute à cette guerre insolite qui n'a fait aucun mort et n'a utilisé aucune arme. 

Contrairement à ce que disent les États-Unis, la présence des Chinois n'est pas au Groenland. MAIS le pays investit dans les expéditions "scientifiques"  arctiques, dans les brise-glace, et dans les technologies résistantes au froid. Alors c'est tout comme. La Russie, en revanche, a une importante présence militaire dans l'Arctique, y a des bases, des sous-marins, des brise-glace, mais dans une zone arctique qui est territorialement la leur. 

Tout le monde est donc à sa place de manière justifiée et territorialement légale.

Moins les États-Unis.

Depuis 1951, depuis la Guerre Froide, les États-Unis ont au Groenland une présence militaire qui s'expliquaient par la menace potentielle russe. C'était stratégique et par mesure de sécurité nationale. C'est au nom de cette sécurité nationale que les É-U tentent à nouveau de justifier qu'ils prendraient l'absolu contrôle de tout le Groenland. C'est d'une hypocrisie lamentable. Si la Russie est un tel danger, pourquoi ne pas punir l'autocrate actuel Vladimir Putin ? Intervenir largement en faveur de l'Ukraine ?

J'ai une idée formidable pour le Groenland qui devra rester au Danemark, pour toujours. Le temps que le président dément meurt. 

Il faudra créer une agence de police parallèle de terroriste intérieur comme ICE et déporter les étrangers, ce qui, forcément déportera tous les États-Uniens sur place. 

Simple.

Et d'une manìère qu'ils connaissent déjà.      


Retour à La Une de Logo Paperblog