Nous sommes environ 2500 ans avant notre ère, sur le territoire de ce qui deviendra la Grande-Bretagne.
Les humains y vivent en tribus : chasseurs-cueilleurs – les hommes des bois – agriculteurs, éleveurs, mineurs de silex ou bergers solitaires. Et puis il y a les prêtresses, détentrices d’un savoir encore mystérieux. Par leurs chants et leurs danses, elles comptent, observent, et suivent les cycles du soleil et de la lune grâce à leur monument de piliers et de linteaux de bois.
Au cœur de ce monde, Follett raconte l’histoire de Seft, fils souffre-douleur d’une famille de mineurs. Lors du solstice d’été, il rencontre Neen et sa famille d’éleveurs : Ani, la mère sage, Joia, la petite sœur vive, et Han, le cadet. À leur contact, Seft découvre qu’une autre manière de vivre, d’aimer et de transmettre est possible. Autour d’eux, c’est toute une société qui vacille, se transforme, résiste.
C’est l’histoire de progressistes avant l’heure, qui luttent contre le conservatisme et le patriarcat.
C’est l’histoire d’un peuple qui cherche sa place sur une terre convoitée.
C’est l’histoire – romancée mais plausible – de ce qui deviendra Stonehenge.
Je suis tellement fan de Ken Follett.
Quand je pense que je l’ai découvert il y a plus de trente ans avec ses romans d’espionnage… Aujourd’hui, il est responsable de mes triturations cérébrales sur l’histoire de la Grande-Bretagne. J’ai désormais une ligne du temps mentale, et je comble les trous avec d’autres lectures. Spoiler pour une prochaine chronique : je relis « La Dame du lac » de Marion Zimmer Bradley pour renouer avec les légendes arthuriennes. Et il faudra bien qu’un jour je me penche sur la reine Boadicée, histoire de relier Stonehenge à Arthur – si jamais Ken Follett me lit…
Bref, Le Cercle des jours est une fresque magistrale sur les luttes de territoire et l’évolution des sociétés. Oui, Follett reprend un schéma qu’il maîtrise depuis longtemps. Mais quand c’est aussi efficace, pourquoi changer ?
