Comme tout le monde, je ne me souviens pas de la toute première chanson de Bowie que j’ai entendue. En effet, j’étais forcément enfant, et puis sa carrière avait déjà débuté longtemps avant ma naissance. Pour autant, il y a de fortes chances que ma découverte du génie britannique eut été avec « Let’s dance » ou « Ashes to ashes », qui font partie des plus diffusées de lui à la radio.
Parler de David Bowie, c’est comme parler d’Elvis Presley, ou de Nina Simone, ou des Beatles, ou de Nirvana, ou de Madonna, ou d’Amy Winehouse… C’est s’attaquer à un monument, à un pilier de la musique, à l’une des 7 merveilles du monde !
Massimo Palma aborde la carrière du génie anglais en commençant, de façon thématique, par la période The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars. En effet, les cendres, la poussière, « ashes to ashes, dust to dust » comme il le chante, la poussière d’étoile ou « stardust », et nous voilà arrivé à 2016 et Blackstar, l’ultime œuvre de Bowie.
En lisant Les Cendres De Bowie, j’ai appris tellement de choses sur lui, mais aussi sur ce qu’il se passait à son époque – mais disant cela, n’oublions pas qu’il a été actif cinquante années (!) puisque son tout premier album studio remonte exactement à 1967 ! Vous lirez donc des anecdotes aussi bien sur Iggy Pop que sur Oasis, mais aussi le cinéma puisque Bowie a joué ou figuré dans de nombreux films, en particulier The Man Who Fell To Earth (L’Homme Qui Venait D’Ailleurs) qui marquait ses débuts sur le grand écran en 1976.
Dans son livre, Massimo Palma réussit à graviter autour de David Bowie sans jamais oublier non plus tout ce qui influence directement ou indirectement l’artiste anglais. Poussière, matière, cendres, étoiles… sans oublier, évidemment, la période blanche où la poudre était devenue l’essence-même du chanteur. Bowie est assurément à lui seul une constellation grâce à l’ampleur de ce qu’il a créé de son vivant, collaborant ou influençant à son tour tant d’autres groupes et artistes à travers le monde.
Les Cendres De Bowie est un hommage tout en humilité, qui d’une certaine façon réussit à marier l’image d’un artiste vivant et créatif comme peu le sont, et toutefois pour lequel l’idée de mort aura toujours été plus ou moins proche. Bowie a effectivement vécu mille vies en une, sa flamme intérieure vibrant jusqu’au dernier instant. Dix ans après son départ, il est toujours aussi présent. Si ce n’est davantage.
Grazie, Massimo !!!
(in Heepro Music, le 19/01/2026)
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