Le prisme de l’amour est un anime de 20 épisodes diffusé sur Netflix à partir du 15 janvier 2026. Il s’agit d’un anime original dont l’histoire et le design des personnages ont été créé par Kamio Yoko l’autrice de Hana Yori Dango.
Simultanément a débuté le manga dessiné par Maki Minami sur manga plus. Pour le moment seul la version anglaise est disponible.
De quoi ça parle ?
Au début du XXe siècle à Londres, Lili Ichijoin, une étudiante japonaise en échange universitaire, arrive en Angleterre pour intégrer la prestigieuse Académie des Beaux-Arts Saint Thomas. Déterminée à devenir peintre, elle arrive sous pression : ses parents attendent d’elle qu’elle devienne première de sa promotion en six mois, faute de quoi elle devra rentrer au pays.
La motivation de Lili s’intensifie lorsqu’elle rencontre Kit Church, un étudiant surdoué, réputé pour son talent et son détachement. Si Kit se consacre entièrement à la peinture, la sincérité et la persévérance de Lili commencent à le toucher. Les deux jeunes gens partagent peu de choses en dehors de leur passion pour l’art, et pourtant, leur relation devient rapidement essentielle à la vie de l’académie.
Du crayonné à la critique
Lili a soif d’art, en venant en Angleterre loin de ses parents elle espère bien faire éclater son talent. Surtout elle souhaite rester bien plus que six mois. Même si elle est douée, elle va se confronter à bien plus fort qu’elle : Kit. Tout semble simple pour lui, il est toujours premier avec des tableaux innovants et recherchés. Il arrive toujours à avoir un point de vue que les autres n’ont pas. Mais ce n’est pas seulement parce que c’est un génie. Il dessine H24. Le dessin fait parti de sa vie. Il pensait que rien ne pouvait détourner son regard de sa feuille de papier, mais c’était avant de rencontrer Lili.
Au delà de la rivalité artistique entre Lili et Kit, se forme un petit groupe autour d’eux. Des personnages aux talents et aux destins différents. Le prisme de l’amour aurait pu n’être qu’une simple romance, mais elle est plus que ça. Les réflexions sur l’art y sont profondes et bien amenées. Ils ont la vingtaines et cherchent une place dans ce monde qui va bientôt basculer. Je me demandais comment la série allait pouvoir me tenir en haleine sur 20 épisodes. Et bien, elle y arrive sans aucune difficulté. Le scénario se construit de tel façon qu’il est impossible d’arrêter de visionner la série. Quand on plonge dedans, on ne peut plus s’arrêter.
Lili et Kit
Spoiler, allez après l’image si vous n’avez pas vu l’anime
Le début de l’anime reste vague sur l’année où se déroule l’action. On se repère avec les vêtements, les affiches de Mucha etc. C’est voulu. Nous ne nous préoccupons pas d’événements qui vont bouleverser leurs vies. Ca nous permet à nous spectateur de nous concentrer sur le présent sans penser à l’avenir très sombre. Tous comme les personnages nous sommes insouciants. Ne pas savoir que l’histoire se déroule en 1914 est une très bonne idée.
J’ai aussi trouvé très intéressant de faire des épisodes en noir et blanc. Lili pense avoir perdu Kit a jamais et tout son monde a perdu ses couleurs.

Du script à l’anime
Rien n’a été laissé au hasard. Chaque intervenant à fait un travail incroyable. L’histoire et le script original ont été élaboré par la mangaka Yoko Kamio connue pour son manga Hana yori dango. Rien que cette information devrait retenir votre attention. Ensuite, c’est WIT Studio qui s’est chargé de rendre Le prisme de l’amour définitivement réel. C’est une très grosses équipe qui s’est partagée les tâches. Plusieurs réalisateurs, Kazuto Nakazawa, Tetsuya Takahashi et Saki Fujii, sont au commandes des épisodes. Ce dernier sera aussi au script au côté de Yoko Kamio. Là où certains anime originaux sont beaux mais avec un scénario bancal. Le prisme de l’amour est addictif; Oui, il y a des facilités d’écritures (coïncidences etc.), mais il n’avait que 20 épisodes !
La direction artistique est particulièrement belle, avec parfois un effet peinture très beau. Dans l’animation, le choix des couleurs, des lumières, la photographie ou bien les nombreux décors, on sent qu’il y a des artistes et des équipes impliquées.

Le prisme se dévoile
Côté doublage original japonais, on retrouve un joli casting avec Kôki Uchiyama dans le rôle de Kit et Atsumi Tanezaki pour Lili. Le compatriote Japonais de Lili, Shin, est doublé par Yûki Kaji. Les très jolies musiques sont de Naoki « naotyu » Chiba. Alors que le générique de fin, star flower, est interprété par le groupe Chilli Beans.
La seule ombre au tableau, Netflix (en dehors du Japon) n’a pas du tout mis cette prod en avant, alors que c’est un anime Netflix. C’est vraiment de voir une telle beauté être invisibilisé de la sorte.
Je cri mon amour pour cet anime. Le prisme de l’amour présente une romance mature, des personnages adultes qui tente de s’affirmer sous la pression sociale et l’histoire qui va les rattraper. S‘il n’est pas exempt de quelques défauts, ils sont mineurs comparés au plaisir qu’on a de regarder cet anime.
L’article Coup de cœur : Le prisme de l’amour est apparu en premier sur LAST EVE - Le blog de Tanja.
