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De l’art dans nos larmes

Publié le 26 janvier 2026 par Bastienb

Devant un film émouvant, à cause d’une rafale de vent en pleine figure ou encore à force de garder le regard fixé sur nos ordinateurs, la sensation qui s’ensuit, d’une larme qui s’échappe de sous vos paupières, ne doit pas vous être inconnue. Plus fréquentes pendant l’enfance et de moins en moins au rendez-vous pour couler sur nos joues en grandissant, les larmes font partie de nos vies et nous accompagnent souvent dans des circonstances plus ou moins difficiles.

💧Saviez-vous que ces gouttes d’eau qui sortent de nos globes oculaires sont en fait des œuvres d’art qui se cachent sous nos paupières?💧

C’est Rose-Lynn Fisher, une artiste et photographe américaine, qui a lancé l’idée de photographier des larmes vues au microscope pour sa série “the topography of tears”. Elle voulait savoir à quoi ressemblaient vraiment leurs structures et a imaginé ce protocole pour obtenir une vue topographique, en les laissant cristalliser sur une lame en verre, avant de les magnifier à l’aide d’un microscope. Le résultat nous dévoile des arabesques dépareillées, dessinées par les résidus de sel cristallisé, et sont non sans rappeler les farandoles cristallisées de givre que l’on retrouve les lendemains de froid sur nos pare-brises.

Maurice Mikker, un photographe néerlandais, a voulu pousser l’expérience encore plus loin en reprenant l’idée première et étudier la cristallisation des larmes suivant leurs différentes natures.

Ainsi, il choisit d’investiguer les trois types de larmes identifiées par la science: les larmes basales, les larmes réflexes et pour finir les larmes émotionnelles.

Mais tout d’abord, elles sont faites de quoi exactement nos larmes? Sans surprise, le premier “ingrédient” est l’eau en grande quantité! On y ajoute un peu de chlorure de sodium (ou simplement du sel pour le commun des mortels), quelques lipides et certains enzymes… Et ça y est, nos larmes sont  prêtes à être versées!

Chacun de ces composants peut varier légèrement en concentration d’une personne à une autre, mais toutes les compositions restent fondamentalement similaires. Dépendant du contexte, certains enzymes et hormones peuvent se rajouter au mélange. Par exemple, les larmes émotionnelles contiennent aussi de la prolactin et de l’enképhaline qui agissent comme anti-douleur.

Bien que ces composants restent essentiellement les mêmes, le résultat de l’expérience artistique fut sans équivoque… Aucune des images n’avait un quelconque rapport les unes envers les autres!

Alors que le sujet testé est le même, que les circonstances sont similaires ou que le type de larmes étudié est identique, chaque cristallisation s’avère différente des autres.

La prochaine fois que vous sentirez une larme vous titiller le coin de l’œil, n’oubliez pas que des œuvres d’art se cachent sous vos paupières, comme à l’image des flocons de neige qui recouvrent nos maisons chaque hiver, toujours uniques en leur genre!

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