Magazine Culture

Le Nez

Publié le 27 janvier 2026 par Adtraviata

Présentation de l’éditeur :

Quelle humiliation pour le major Kovaliov de voir son nez se pavaner dans un uniforme de conseiller d’Etat !
Chef-d’oeuvre du réalisme fantastique, incroyable satire burlesque,
Le nez, paru en 1835, est, pour Gogol, l’occasion de faire voler en éclats une société composée de pantins pour qui la fonction et l’uniforme sont le substitut universel de la vie.

Pour lire un classique ce mois-ci, j’ai sorti de la PAL cette nouvelle de Nikolaï Gogol qui ne met pas d’abord en scène l’homme qui a perdu son nez mais son barbier, qui trouve fortuitement cet appendice au beau milieu du pain de son petit-déjeuner. Cet ivrogne invétéré, poursuivi par sa charmante épouse, cherche à se débarrasser de l’encombrant objet… et la fin du premier chapitre se perd dans le brouillard. Voici seulement en deuxième partie le propriétaire du nez, « l’assesseur de collège Kovaliov », dont le visage est désormais parfaitement plat. Il se désespère de la perte de son nez car celui-ci est indispensable à une vie sociale réussie, à ne pas effrayer ses relations plus ou moins haut placées. Et voilà qu’il rencontre le Nez, vêtu d’un uniforme, se promenant en landau… Ses différentes démarches pour récupérer son nez sont assez grotesques, jusqu’à une fin de chapitre tout aussi nébuleuse. A vous de lire la morale de l’histoire dans le court troisième chapitre. Les uniformes, les titres, les relations, l’échelle sociale comptent beaucoup dans cette courte nouvelle comique (si l’on trouve comique de perdre son nez). C’était une lecture « curiosité », pour découvrir un peu de littérature russe classique, qui, je le crains, s’envolera aussi vite qu’un nez distrait.

Nikolaï GOGOL, Le Nez, Traduction et notes d’Henri Mongault, Folio classique, 2014

Encore Une participation au challenge Les gravillons de l’hiver de Sybilline La petite liste (le livre compte 86 pages, chronologie et notes comprises).


Retour à La Une de Logo Paperblog