Après avoir lu la série phénomène « Blackwater« , j’étais assez tentée de refaire cette expérience de lecture avec un autre titre de l’auteur. Lors d’un passage à la librairie Dialogues de Brest en décembre, j’ai craqué pour cet épais poche mis en avant. L’esthétique de la couverture est la même que la série et elle participe grandement à l’étrangeté de l’histoire contenue à l’intérieur. Vous le devinerez sans peine, il est question ici d’une amulette, une amulette aux pouvoirs bien mystérieux.
Le résumé
Nous sommes en Alabama dans les années 1960. Sarah vit chez sa belle-mère. La femme est odieuse mais Sarah n’avait pas le choix et a du suivre son mari Dean. On lui a trouvé un poste à l’usine du coin, où elle met toute la journée trois vis dans un fusil. Heureusement, elle travaille aux côtés de son amie Becca. Un jour, Dean, parti rejoindre l’armée, revient à la maison après un grave accident, entouré de bandages, dans un état végétatif. Le quotidien de Sarah devient s’il était possible encore plus désespérant. Sa belle-mère, Jo, qui accuse tout le monde du sort de Dean, offre un jour à un de ses amis, Larry, une étrange amulette, sortie de nulle part. Des drames s’enchaînent alors. La famille de Larry meurt dans un incendie. Sarah est persuadée que l’amulette joue un rôle dans ces tragédies.
Mon avis
J’ai beaucoup aimé ce récit qui, à l’instar de la série Blackwater, allie le fantastique à une satire sociale, mettant en avant les privilèges de ceux qui détiennent le pouvoir (l’usine par exemple) et la vie difficile des laissés-pour-compte, des petites gens, qui s’épuisent toute la journée pour un salaire de misère. Michael McDowell sait distiller dans ses romans une atmosphère assez sordide et pourtant attirante, ce qui est un phénomène plutôt bizarre. Les différentes façons de mourir stupidement sont abordées dans ce roman. Elles sont d’ailleurs reproduites en dessins sur la quatrième de couverture. Vous trouverez donc, soyez prévenus, de l’hémoglobine et pas mal d’images un peu crades dans cet écrin éditorial encore une fois remarquable.
Monsieur Toussaint Louverture – 31 octobre 2025
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup… 
Une autre lecture chez… Moka
