Traduit de l’islandais par Eric Boury
Je remarque avec amusement que le traducteur de ce tome des enquêtes d’Erlendur est le même que celui de « Miss Islande » de Audur Ava Olafsdottir, lu précédemment. Je termine, avec cette lecture, une phase islandaise. J’avais plusieurs livres dans ma PAL, dont celui-ci, acheté il y a déjà quelques années (en 2019) au Salon du livre de Paris. La quatrième de couverture en porte encore le macaron. J’ai pu constater dès le début du livre, et avec soulagement, que chaque tome peut se lire indépendamment. Celui-ci est en effet le sixième sur quatorze. Un petit résumé de ce qu’il faut savoir sur le personnage que le lecteur rencontre pour la première fois est fait immédiatement par l’auteur, le focus se portant plus particulièrement sur l’intrigue et l’enquête menée par un Erlendur qui m’a fait penser au Kurt Wallander de Henning Mankell.
Le résumé
Un cadavre est retrouvé à Reykjavik, dans un appartement au sous-sol d’une résidence. Même si l’inspecteur Erlendur pourrait statuer sur un de ces meurtres typiquement islandais, violents et sans objets, la photographie d’une tombe, retrouvée chez la victime interroge. Le voici s’attardant sur une histoire de viol, vieille de quarante ans, laissant à penser que l’enquête s’égare peut-être.
Mon avis
J’ai beaucoup aimé cette lecture qui tient par son intrigue mais aussi par son atmosphère. La violence est plus suggérée que décrite dans ce roman et les policiers sont d’une retenue et d’une pudeur inattendues. Le mobile du meurtre, décrit dans ce livre, ne pourrait exister ailleurs. Et cela donne un charme certain aux romans islandais que j’ai pu lire, cette impression d’immersion totale. Je n’en resterai certainement pas là avec la littérature islandaise, et avec l’inspecteur Erlendur non plus.
Editions Points – juin 2006
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

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