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"Mamma Mia!": ABBA is back !

Par Chantal Doumont

Les années 70 sont de retour. Après le film français "Disco" il y a quelques mois, voici le film américain "Mamma Mia!" (Ce mercredi sur les écrans français) et les tubes du groupe suédois ABBA, vainqueur du concours Eurovision 1974.

Le film est l'adaptation -avec la même réalisatrice, Phyllida Lloyd, et la même scénariste, Catherine Johnson- d'une comédie musicale qui, sur les planches, a connu un gros succès depuis 1999: plus de 30 millions de spectateurs dans 170 villes du monde en huit langues différentes. L'intrigue est un peu tirée par les cheveux mais ingénieuse. Au moment de se marier, une jeune fille de 20 ans, Sophie, décide d'inviter son père à la noce. Problème: elle ne le connaît pas, sa mère Donna (Meryl Streep) l'ayant élevée toute seule.

Mais la curiosité féminine n'a pas de limites et Sophie a pu feuilleter le journal intime de sa mère qui lui a révélé que, vingt ans auparavant, celle-ci a connu trois amants en trois semaines. Rien de bien scandaleux, c'était le temps des hippies, de la révolution sexuelle et de la libération de la femme.

Trois pères, sinon rien: Sophie retrouve la trace de ses trois géniteurs potentiels mais, ne sachant lequel est le vrai, décide de les inviter tous les trois. Sans rien dire à sa maman, qui n'en a revu aucun depuis 20 ans. Tout cela se passe sur une île grecque paradisiaque, où Donna vit seule et tient depuis une quinzaine d'années une auberge-restaurant où va avoir lieu le mariage.

Débarquent donc les trois ex: Sam (Pierce Brosnan), architecte à Wall Street, père de deux filles mais récemment divorcé; Harry (Colin Firth), banquier à la City de Londres, fan de foot mais un peu coincé; et Bill (Stellan Skarsgard, l'acteur fétiche de Lars von Trier), aventurier globe-trotter, écrivain et loup solitaire. Lequel est le bon? Allez voir le film au cinéma car quand il passera à la télévision, une coupure de pub pourrait vous demander de voter par SMS: pour Sam tapez 1, pour Harry tapez 2, pour Bill tapez 3...

Le scénario n'est qu'un prétexte -et amène pour cela quelques digressions un peu longues- à introduire régulièrement les tubes d'Abba, que même les moins de 40 ans connaissent: "Take a Chance on Me", "Money, Money, Money", "Super Trouper", "The Winner Takes It All" et bien d'autres, dont bien sûr "Mamma Mia".

Comme à Broadway, les acteurs chantent et dansent réellement, ce qui constitue une belle performance. Si Meryl Streep joue sa "Dancing Queen" à la perfection (on l'avait déjà entendue pousser joliment la chansonette dans "The Last Show" de Robert Altman il y a deux ans), Pierce Brosnan est moins à l'aise en apprenti Julio Iglesias qu'il ne l'était en James Bond.

Mais tous se lâchent sans retenue, sans gêne et sans complexes sur la piste de danse, servis par une chorégraphie bien léchée (remarquable danse géante sur le tube "Voulez-vous") et une histoire pas compliquée, carte postale américaine envoyée des vacances. Même les gays, public privilégié du groupe ABBA, ne sont pas oubliés dans le scénario -mais il est vrai qu'on est dans une île grecque, et Hollywood n'en est pas à une caricature près.

 AP


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