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Zombis, aux origines : une expo’ mortelle !

Publié le 22 février 2026 par Polinacide @polinacide

Voilà une idée de sortie qui ne manque pas de mordant. Initialement conçue par le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac à Paris et très attendue à Lyon, cette exposition immersive  remonte à la naissance du mythe, bien loin de l’icône pop que le mort-vivant est devenu aujourd’hui.

Comme à son habitude, le Musée des Confluences n’a pas lésiné sur la scénographie, plongeant le visiteur dès ses premiers pas en plein coeur de la culture haïtienne, berceau du « walking dead » tel qu’on le connait de nos jours. Âmes sensibles s’abstenir. Car on découvre ici un rapport à la mort radicalement différent du notre, à la fois déroutant, effrayant et profondément intimiste. Une association complexe entre religions d’Afrique subsaharienne, cultures des populations autochtones caraïbéennes et traumatismes engendrés par l’esclavage. Vaste programme.

Une fin pire que la mort

Zombis, origines expo’ mortelle

Après un bref tour d’horizon des us et coutumes haïtiennes ainsi que du panthéon vaudou (particulièrement haut en couleurs), l’ambiance passe progressivement du coté obscur de la force. Place au coeur du sujet : la zombificiation. Plus vraie tu meurs. Poupées vaudou, fétiches et autres poisons (dont un issu d’un poisson toxique), sont autant de procédés ayant permis d’amener les individus à deux doigts de l’au-delà. Pour finir enterrés vivants, puis déterrés. Voilà pour la forme. 

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Cette atmosphère volontairement malaisante persiste au sein de la reconstitution d’un cimetière haïtien, où les cadavres de bouteilles d’alcool côtoient bougies et offrandes non sans une certaine poésie. Esotérique, dérangeante et magnétique à la fois : de quoi faire rentrer le visiteur à son tour dans un état second. Tout particulièrement en fin de parcours, lorsqu’il se retrouve face aux histoires de personnes ayant été réellement zombifiées, constat de décès du corps médical à l’appui. La chair de poule, vous connaissez ?

Passé ce grand frisson, on revient doucement à la réalité avec une dernière partie entièrement consacrée aux zombies modernes. A l’affiche de films comme en couverture de livres, ces derniers suscitent tout à coup beaucoup moins d’épouvante tant ils font désormais corps avec la pop culture moderne. Humains, trop humains. Terriblement… humains. 

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