Gaku soku, la tension juste
Par Maître Kosen / 21/03/2009
Trop de tension ou pas assez de tension, ça n’est pas juste. La tension peut s’apparenter à la tension nerveuse ou musculaire, à la tension émotionnelle ou intentionnelle. La tension ou bien l’inertie. Sanran ou kontin, en japonais. Gaku soku est très important. Évidemment, c’est compliqué, parce que gaku soku n’est ni tension ni apathie.
Ça, c’est le zazen. Le zazen, c’est comme un appendice, un mudra. Parce que l’énergie qui va jaillir de gaku soku est l’énergie cosmique fondamentale elle-même, fabuleuse. C’est pourquoi je parle d’un mudra. Le mudra, c’est subtil, c’est la position, par exemple, des mains en zazen. Le mudra ho kai jo in, mudra universel, représente à mon avis ce gaku soku. Sensei m’en a parlé, je me souviens du kusen. Je n’avais rien compris, d’ailleurs.
(…)
Tension juste !
Je serrais énormément les pouces, j’avais énormément de tension. Ça n’était pas la tension juste, ni détendu ni tendu, juste au point d’énergie fabuleuse.
On peut d’ailleurs considérer que le corps entier est un appendice, est un mudra. On peut considérer que nos pouces, la position de nos mains est un mudra. C’est-à-dire, qu’elle exprime la tension juste. Nos mains ne sont ni tendues ni détendues.
Keshari mudra également est un appendice. Le mudra que l’on fait avec la langue, c’est un enseignement secret. Même les Japonais ne le connaissent pas. Seul mon maître Deshimaru nous l’a enseigné. Il y a la langue et la luette. La position de la langue, bouche, les mâchoires. Et en haut, le cerveau et la glande pituitaire. La langue, la luette et la glande pituitaire[1] doivent former la calligraphie shin (l’esprit).
C’est-à-dire que dans le zazen, le corps n’est pas inutile, c’est un instrument spirituel. Très important, le corps. La vie, c’est très important, même si vous pratiquez avec beaucoup de motivation, beaucoup de foi. Mais en même temps, avec mes limites humaines, ma faiblesse humaine.
Quoique j’aie mis l’essentiel de ma vie dans la pratique de zazen, je me rends compte que c’est peu, ce qu’on a le temps de réaliser dans une vie. En soixante ans, en quatre-vingts ans, même en cent ans, c’est peu, très peu. Si vous préférez vous concentrer sur l’ego, les problèmes, la personnalité sociale, les névroses, vous perdez un temps précieux. Et vous vous réincarnerez encore des millions de fois à perdre un temps précieux, plutôt que de découvrir la liberté.
Comment ça marche ? Ça n’a rien à voir avec un gourou. Ça n’a rien à voir avec une secte. Ça n’a rien à voir avec une religion. C’est quelque chose de fabuleux, pour les hommes et femmes authentiques.
Le corps, c’est très important, c’est beaucoup plus qu’un corps. C’est beaucoup de travail, d’obtenir un corps.
Qu’est-ce que ça veut dire, la tension juste ? Elle se trouve entre la fréquence et la particule. Pour contrôler notre corps, qui est en même temps fréquence… C’est-à-dire, vibratoire, fréquence invisible, non matérialisée… Et également matériel, particule, il se matérialise…
Il n’y a pas de particule sans fréquence, il n’y a pas de fréquence sans potentialité de particules. Notre corps, c’est ça. Notre vrai corps est fait de l’élément fondamental.
Ce qu’on veut faire, c’est régler le corps dans sa potentialité fréquentielle et particulière. Ou particulaire.
Gaku soku, c’est entre le vide et la matière, la fréquence et la particule. Ça se règle en particulier par les mains et par la langue. C’est-à-dire, par la position des mains. La position des mains doit être contrôlée par la conscience. Ensuite, la posture entière devient un mudra.
[1] Hypophyse (glande pituitaire)
Luette (ou uvule), chez un enfant de 8 ans
1) Langue
2) Amygdales (ou tonsilles palatines)
3) Luette
4) Palais (ou voûte palatine)
Gaku soku, la tension juste
Par Maître Kosen / 21/03/2009
Trop de tension ou pas assez de tension, ça n’est pas juste. La tension peut s’apparenter à la tension nerveuse ou musculaire, à la tension émotionnelle ou intentionnelle. La tension ou bien l’inertie. Sanran ou kontin, en japonais. Gaku soku est très important. Évidemment, c’est compliqué, parce que gaku soku n’est ni tension ni apathie.
Ça, c’est le zazen. Le zazen, c’est comme un appendice, un mudra. Parce que l’énergie qui va jaillir de gaku soku est l’énergie cosmique fondamentale elle-même, fabuleuse. C’est pourquoi je parle d’un mudra. Le mudra, c’est subtil, c’est la position, par exemple, des mains en zazen. Le mudra ho kai jo in, mudra universel, représente à mon avis ce gaku soku. Sensei m’en a parlé, je me souviens du kusen. Je n’avais rien compris, d’ailleurs.
(…)
Tension juste !
Je serrais énormément les pouces, j’avais énormément de tension. Ça n’était pas la tension juste, ni détendu ni tendu, juste au point d’énergie fabuleuse.
On peut d’ailleurs considérer que le corps entier est un appendice, est un mudra. On peut considérer que nos pouces, la position de nos mains est un mudra. C’est-à-dire, qu’elle exprime la tension juste. Nos mains ne sont ni tendues ni détendues.
Keshari mudra également est un appendice. Le mudra que l’on fait avec la langue, c’est un enseignement secret. Même les Japonais ne le connaissent pas. Seul mon maître Deshimaru nous l’a enseigné. Il y a la langue et la luette. La position de la langue, bouche, les mâchoires. Et en haut, le cerveau et la glande pituitaire. La langue, la luette et la glande pituitaire[1] doivent former la calligraphie shin (l’esprit).
C’est-à-dire que dans le zazen, le corps n’est pas inutile, c’est un instrument spirituel. Très important, le corps. La vie, c’est très important, même si vous pratiquez avec beaucoup de motivation, beaucoup de foi. Mais en même temps, avec mes limites humaines, ma faiblesse humaine.
Quoique j’aie mis l’essentiel de ma vie dans la pratique de zazen, je me rends compte que c’est peu, ce qu’on a le temps de réaliser dans une vie. En soixante ans, en quatre-vingts ans, même en cent ans, c’est peu, très peu. Si vous préférez vous concentrer sur l’ego, les problèmes, la personnalité sociale, les névroses, vous perdez un temps précieux. Et vous vous réincarnerez encore des millions de fois à perdre un temps précieux, plutôt que de découvrir la liberté.
Comment ça marche ? Ça n’a rien à voir avec un gourou. Ça n’a rien à voir avec une secte. Ça n’a rien à voir avec une religion. C’est quelque chose de fabuleux, pour les hommes et femmes authentiques.
Le corps, c’est très important, c’est beaucoup plus qu’un corps. C’est beaucoup de travail, d’obtenir un corps.
Qu’est-ce que ça veut dire, la tension juste ? Elle se trouve entre la fréquence et la particule. Pour contrôler notre corps, qui est en même temps fréquence… C’est-à-dire, vibratoire, fréquence invisible, non matérialisée… Et également matériel, particule, il se matérialise…
Il n’y a pas de particule sans fréquence, il n’y a pas de fréquence sans potentialité de particules. Notre corps, c’est ça. Notre vrai corps est fait de l’élément fondamental.
Ce qu’on veut faire, c’est régler le corps dans sa potentialité fréquentielle et particulière. Ou particulaire.
Gaku soku, c’est entre le vide et la matière, la fréquence et la particule. Ça se règle en particulier par les mains et par la langue. C’est-à-dire, par la position des mains. La position des mains doit être contrôlée par la conscience. Ensuite, la posture entière devient un mudra.
[1] Hypophyse (glande pituitaire)
Luette (ou uvule), chez un enfant de 8 ans
1) Langue
2) Amygdales (ou tonsilles palatines)
3) Luette
4) Palais (ou voûte palatine)
