Je suis ravie et chanceuse de ce renouvellement de partenariat avec Bayard en 2026. J’ai reçu en début d’année cet ouvrage, édité chez Bayard récits, collection dans laquelle est édité également « Les zones grises » de Alexandra Saemmer dont j’ai gardé un souvenir très marquant. J’avais donc hâte de découvrir de nouveau un récit familial mêlant enquête et souvenirs.
Le résumé
Cédric Vallet est le fils de Alain Vallet, originaire de Marseille, braqueur de plusieurs banques dans les années 60. Son père purgera plus de huit ans de prison, avant sa naissance, dans les années 70. L’auteur revient sur le contexte, celui de Marseille dans ces années là, mais aussi sur l’univers carcéral d’alors. Alain Vallet fera d’ailleurs partie des meneurs des révoltes carcérales, écrira dans le journal Libération et deviendra à sa sortie écrivain, sous le pseudonyme d’Alain Dubrieu.
Mon avis
C’est avec une grande pudeur, que l’on ressent, que Cédric Vallet mène ce récit à la fois intime et public. Il évoque assez peu ses souvenirs personnels d’enfance dans son ouvrage, seulement quelques scènes marquantes, mais retrace surtout l’époque pendant laquelle son père a mené ses braquages avec son groupe, tente un portrait juste de l’homme et de son caractère. J’ai appris beaucoup, et notamment sur le lien entre le journal Libération et le milieu carcéral, dont j’ignorais tout. Ce livre parle de rédemption, le braqueur se retrouvera finalement en auteur invité sur le plateau de Bernard Pivot. Mais ce livre parle aussi de filiation et de ce qu’un fils peut hériter d’un tel père. Les dernières pages, plus intimes, sont un joli hommage et une déclaration.
Editions Bayard – 21 janvier 2026
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup… 
[Collaboration commerciale : livre offert/ Partenariat]
