La condition humaine
Aux arrêts de bus, je ne vois personne. Une capitale de plusieurs millions d'habitants est arrosée de liquide noir, les gens qui n'ont rien demandé sont obligés d'avaler à pleine gorgée une substance qui leur sera fatale. Innocents, coupables, tous mélangés, tandis que nous vaquons à nos occupations futiles et salaces. Il y a des pays parallèles et des états privilégiés. Il y a des assassins en liberté et des enfants décapités. Telle est notre triste condition.
